mardi 20 septembre 2016

[News] Une bande-annonce pour Passengers

On inaugure la section [News] du blog avec, ô surprise, un peu de SF :



Voilà donc la première vue sur Passengers, film réalisé par le norvégien Mortem Tyldum (Imitation Game).

Il nous racontera ainsi l'histoire de deux passagers d'un vol interstellaire de 120 ans, qui suite à une avarie étonnante de leurs conteneurs d'hibernation, se réveillent... 90 ans avant leur arrivée prévue. Oups.

Pour ceux qui auraient eux aussi été en hibernation et n'auraient pas reconnu leur deux bouilles, le film sera donc porté par Chris Pratt (Jurassic World, Les Gardiens de la Galaxie) et Jennifer Lawrence (Hunger Games, X-Men version 'jeunes').

Voir des images épatantes d'espace et une fort jolie station spatiale, ça fait toujours plaisir. Restera à savoir si une quelconque romance ne prendra pas trop le pas, et où nous mènera le scénario (...concocté par John Spaihts qui avait signé le décevant The Darkest Hour et le controversé Prometheus). Mais attention, l'histoire originale est signée sous le nom d'origine "Le Voyage Gelé" par Philip K. Dick !

Bref, film de SF anecdotique ou potentiel nouveau Seul sur Mars dans l'esprit, on verra ce que donnera tout ça le 28 décembre. Si vous avez peur de perdre de l'argent, vous pourrez toujours demander le ticket sous le sapin.


PS : comme promis le blog dispose désormais de sa page Twitter. Qui me like me followe!

Kingsman : Services Secrets



Si avec ce blog je prône depuis toujours de bannir les à-priori en matière de cinéma et de juger sur pièces, il m’arrive à moi-même d’avoir des à-priori, et de passer à côté de pépites. Après tout, personne n’est parfait, mais quand on connaît bien ses propres goûts, il est souvent difficile de passer outre. Pour bien comprendre pourquoi je ne découvre que Kingsman : Services Secrets maintenant, il faut remonter à mon à-priori initial, celui qui lie ce film à Kick-Ass du même réalisateur, les deux œuvres étant régulièrement et justement comparées d’ailleurs. Il faut dire que je n’avais pas été franchement convaincu par le dénommé Kick-Ass vu par hasard sur une chaîne ciné du bouquet CanalSat, trop mou, sans aspérités, pas assez d’action, pas assez de ceci ou cela, pas spécialement drôle… Je suis passé à côté du film débridé de Matthew Vaughn et je ne pense pas revenir sur mon avis un jour. Aussi quand Kingsman : Services Secrets a débarqué sur nos écrans en février 2015, je ne me suis pas laissé tenter, surtout que les rapports à Kick-Ass fusaient. On m’en avait pourtant dit beaucoup de bien mais à chaque fois que je demandais « mais c’est dans le style de Kick-Ass non ? », on me répondait par l’affirmative, ce qui n’émoustillait pas ma motivation. Foutu pour foutu, je comptais tout de même juger sur pièce un beau jour, le jour où justement il tomberait sur les chaînes du bouquet CanalSat, ou le jour ou une bonne promo sur les Blu-Ray me permettrait de pouvoir m’y mettre dans de bonnes conditions (z’avez vu comment je suis un vrai de vrai alors qu’aujourd’hui trouver un film en streaming est accessible à tout quidam en trois clics), et il va s’agir de bannir les à-priori initiaux pour tomber peut-être sur une tuerie. Après tout, quand on a un à-priori négatif, on ne peut qu’être surpris… ou souvent conforté (ce qui donne en général des commentaires puant la mauvaise foi sur les réseaux sociaux). Alors, est-ce que Kingsman : Services Secrets va botter des culs mieux que Kick-Ass ne l’avait fait ?

Dans les années 90, lors d’une mission d’espions britanniques, un des leurs est tué par négligence du pourtant excellent Harry « Galahad » Hart (Colin Firth). Celui cherche à aider la famille du défunt mais ne reçoit en réponse que le rejet de la veuve. Hart remet donc un médaillon au jeune fils de l’agent décédé, Eggsy, censé lui apporter aide quand il en aura besoin. Des années plus tard, Eggsy (Taron Egerton) est devenu un jeune désabusé, constamment emporté dans des situations compliquées et des bagarres à cause des mauvaises fréquentations de sa mère. Mais il a pu acquérir une certaine débrouillardise. Arrêté par la police après un rodéo urbain, il se décide à contacter les agents par le biais du numéro inscrit sur le dos du médaillon qu’il a précieusement conservé. Hart lui vient alors en aide, et, tout en lui racontant l’histoire de son père, lui propose de rejoindre les Kingsmen. Eggsy est alors soumis à une rude concurrence pour rejoindre le groupe d’espions, il est en effet en compétition pour devenir le nouveau « Lancelot », le précédent ayant été tué en essayant de sauver un scientifique pris en otage. Et le temps presse car l’énigmatique Richmond Valentine (Samuel L. Jackson), milliardaire futé et excentrique intéressé par les conséquences du réchauffement climatique, est surveillé de près par les Kingsmen…


A vrai dire, ce que je craignais de Kingsman : Services Secrets, c’est qu’il soit trop bavard et finalement assez avare en action, ce qui était le cas de Kick-Ass d’ailleurs. Le film s’offre alors une lente mise en place, ce qui est finalement logique par rapport à l’histoire, mais l’action n’est pas spécialement au rendez-vous, si ce n’est la première véritable scène palpitante qu’est la bagarre spectaculaire dans le bar, assez largement montrée dans les bandes-annonces d’ailleurs. On suit alors les débuts d’Eggsy au sein des potentiels Kingsmen, d’ailleurs avec le décorum en forme de pensionnat, on se croirait presque dans X-Men : Le Commencement, justement réalisé par Matthew Vaughn… On est presque à mi-chemin entre un film où l’on suit des jeunes en compétition pour montrer leurs talents (presque une « origin story »), un peu à la manière d’un La Stratégie Ender finalement, et un film à parlotte Tarantinesque incisive à tout bout de champ, ce qui est revendiqué par l’accroche promo à l’arrière du Blu-Ray d’ailleurs. Plus bavard que drôle, Kingsman : Services Secrets tombe donc dans les travers que je lui imaginais en tant que « Kick-Ass qui se base sur des agents secrets plutôt que des super-héros », même si l’on se laisse prendre au jeu de l’histoire qui met lentement mais sûrement ses pions en place. Il faut donc attendre, en compagnie des personnages, que ça « pète ». Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que l’attente valait le coup. Et dans un dernier tiers, Kingsman : Services Secrets dévoile enfin tout le potentiel qui était enfoui dans ses promesses.

Ce qui n’était jusque là qu’un film gentiment saignant et un brin vulgaire retenait sa folie pour mieux la libérer ensuite. Et dans ce fameux dernier tiers qui démarre à partir de la scène de l’église, Kingsman : Services Secrets va partir dans la plus absolue dinguerie, explosive et sans gêne (visuellement comme au niveau des dialogues). L’histoire s’emballe et les soubresauts vus dans les deux premiers tiers du film vont amener toute la fine équipe derrière ce film à se lâcher et à hacher menu. Entre combats hyper nerveux sacrément bien chorégraphiés et moments de pure folie visuelle, Kingsman : Services Secrets s’offre une partie finale qui dépote un max. Acteurs, Taron Egerton et Mark Strong en tête, s’en donnent à cœur joie et Matthew Vaughn également, on sentait dès le début du film qu’il avait les moyens de donner dans une mise en scène percutante et cartoonesque à la Edgar Wright et il ne déçoit pas (en dépit d'effets spéciaux un peu moyens parfois). Kingsman : Services Secrets est donc un film qui prend son temps, pour mieux surprendre ensuite et faire halluciner son public devant une telle violence jouissive. Avec un scénario simple et bien mené, des punchlines à retenir et une humeur irrévérencieuse très communicative, et puis le l’Action pure et débridée à la fin, Kingsman : Services Secrets finit par tenir ses promesses et mérite d’accéder au tout puissant titre de Déglingue.


Kingsman : Services Secrets est aussi tenu par ses acteurs aux performances inattendues et bluffantes. Taron Egerton, qui n’est même pas cité sur le poster du film (!!!), en est bel et bien son héros, ce jeune acteur est tout à fait excellent et on espère le revoir au sein d’un film où il aurait encore plus d’importance (un film de super-héros ?). Puis dans le genre contre-emploi, Kingsman : Services Secrets se pose sérieusement. On attendait pas le Colin Firth du Discours d’un Roi dans un film si osé, entre flegme britannique et combats d’agent secret surentraîné, son rôle d’Harry Hart restera dans les mémoires. Et que dire de Samuel L. Jackson, hilarant en personnage totalement nawak, génie milliardaire maladroit et peureux sapé façon Snoop Dog et qui zozote. Là aussi c’est la déglingue ! Mark Strong, qui ressemble toujours autant à un Stanley Tucci plus grand, joue habilement son rôle sérieux de Merlin qui, comme tout le monde, sort bien de ses gonds sur la fin. Du reste, un bémol sur Michael Caine qui fait trop du Michael Caine et ne sert un peu à rien. Mention spéciale en revanche à Sofia Boutella, bien en vue dans le rôle du bras droit (et jambes d’acier) de Valentine, dans un autre registre que le rôle qu’elle aura dans Star Trek : Sans Limites… On s’arrêtera sur la jolie Sophie Cookson (Roxy) mais aussi un invité de marque, Mark « Luke Skywalker » Hamill, forcément méconnaissable au premier abord (si ce n'est sa coupe de cheveux) dans le rôle du scientifique kidnappé, qui a tout de même un rôle un poil plus conséquent que ses 8 secondes à la fin de Star Wars : Le Réveil de la Force (c’est plus un spoiler, vous l’avez tous vu depuis le temps hein ?).

Un léger bémol sur la musique pour une fois, un peu répétitive et le thème principal me semble un peu trop proche de celui d’Avengers. Alors bien sûr, dans le monde actuel du ciné ou les séquelles sont légion et que la plupart des « nouveaux » sont amenés à être des super intros pour une saga au cas où ça marche, Kingsman : Services Secrets ne déroge pas à la règle et sa grosse première partie peut amener à soupirer un peu. A la manière de Deadpool, trop centré sur l’origine du personnage en oubliant de tartiner, pour mieux se révéler dans un 2 ? On attendra là aussi un 2 mais le début de Kingsman : Services Secrets '1' est au moins sympathique et ici, en deux heures à l’écran, Matthew Vaughn n’a pas lésiné à la fin pour dégobiller et cartonner un max dans une joyeuse hystérie. On introduit, on présente les personnages, on les fait évoluer, on enveloppe le tout dans une histoire bien huilée et bim, à la fin on lâche la purée. Matthew Vaughn et sa fine équipe ont tout compris au film osé, retenu avant d’être dynamique et explosif, volontairement sanglant et vulgaire donc non-aseptisé, à la manière de Kick-Ass forcément mais en mieux, bien mieux même. J’ai failli être déçu car au début j’ai eu le droit à exactement les défauts que j’attendais, mais sur la durée Kingsman : Services Secrets m’a mis une belle claque. Voilà pourquoi il ne faut jamais laisser les à-priori se dicter ses visionnages parce qu’il y a tel réalisateur, que c’est proche de tel ou tel truc que-j’avais-pas-aimé-donc-j’ai-pas-envie, même si finalement la surprise n’en est que plus belle à la fin. Une jolie dinguerie au bout, qui se paye le luxe d’être un des films les plus couillus et enthousiasmants sortis ces derniers temps. Ce n’est pas à ses manières passées qu’on juge la filmographie d’un réalisateur…

Note : 8/10

dimanche 18 septembre 2016

LE FAUTEUIL NOIR EST DE RETOUR!


Un important festival de cinéma vient de me faire une offre pour une reformation exclusive. Après le split d'avec moi-même, il est donc le temps de me reformer pour une série de critiques. Et pourquoi pas un retour en studio d'écriture à demeure.

Non bien sûr, je reviens tout seul comme un grand (et je n'accepte aucune offre pécunière par pure intégrité, bien entendu). Après deux ans d'inactivité et un an après avoir considéré le blog comme mort, faute de temps et de motivation. Mais plusieurs évolutions dans le pan culturel de mon existence m'ont poussé à réactiver ce blog, que je n'avais pas supprimé, lorsque la fenêtre d'un éventuel retour allait s'ouvrir...

Premièrement, l'arrêt des activités de VS-Webzine, le site musical dédié au Metal sur lequel j'ai écrit pendant 6 ans, a laissé un gros blanc et a bousculé mon temps alloué aux activités culturelles. Entre temps, j'ai rejoint l'équipe de Horns Up, mais le côté plus 'relax' des publications m'ouvre un peu plus de temps à consacrer à autre chose que la musique. Si je me suis remis intensivement au gaming depuis quelques mois (je vous rassure, j'ai aussi une vraie vie à côté), mon intérêt pour le ciné n'a pas baissé, bien au contraire. Il a d'ailleurs, lui aussi, un peu évolué.

Donc deuxièmement, j'ai investi dans du matériel pour pouvoir visionner d'autres films dans des conditions décentes, à savoir un lecteur Blu-Ray Sony de haut niveau son thx dolby system quadriphonix digital laser une PS4 qui accessoirement dispose d'un lecteur de Blu-Ray. Cela m'a encouragé à ne plus hésiter à 'régulariser' les films qui me plaisent, que j'ai vu au ciné et que j'ai envie de revoir quand je veux sans attendre une hypothétique diffusion sur une chaîne du bouquet CanalSat (mais qu'attendez-vous pour diffuser La Stratégie Ender?), surtout qu'aujourd'hui entre les prix d'Amazon et les nombreuses opé de grandes surfaces, il est très facile de se fournir en Blu-Ray pour moins de 10€ l'unité. Et aussi tenter l'aventure de films sur lesquels j'étais passé outre, ce qui fera d'ailleurs l'objet de ma première critique 'de reformation'.

Donc voilà, films vus au ciné, en Blu-Ray ou a la télé, je reprends les affaires pour parler de ce qui me plaît (ou pas), plus ou moins occasionnellement même si j'espère tenir un rythme correct, toujours sans prétention même si c'est mieux d'avoir un minimum d'audience. Et toujours sous forme de critique écrite en 5 paragraphes (minimum) bien codifiés, je sais que la critique écrite devient ringarde avec les Youtubeurs, mais avec ma gueule de travers, mon matériel pas au point, et certainement mon manque de réelle aisance pour parler devant une caméra sans faire 'heuh' tous les 4 mots, on va en rester au format écrit bien que je suis issu d'une formation loin d'être littéraire. Trve.

Et bien sûr, le ton ne changera pas : toujours de la critique non-puriste, franche et indépendante au menu. Saint-Rita l'Odieux Gentil, me revoilà. Mais il y a aussi des tares à pointer du doigt... Et il n'était pas question que ce blog passe à la postérité avec en tête de gondole le médiocre Lucy. Non mais! Et en plus, je viens de faire l'acquisition d'un nouveau Fauteuil, Noir (avec des liserets rouges, mais je ne vais pas appeler le blog 'Le Fauteuil Noir avec des Liserets Rouges', ça serait très con), me permettant de visionner mes Blu-Ray en top confort. Si ça ce n'est pas un signe que je dois reprendre l'écriture!

Des petites évolutions seront toujours au programme, même si les micro-rubriques de la page facebook comme [Kritik Express] et [Ce soir à la téloche] devraient perdurer. Mais à court et moyen terme, j'envisage plusieurs petites choses :

  • Création d'une section News, pour relayer un peu d'actu croustillante
  • Création d'une section Agenda des sorties, plutôt concise et brève
  • Création d'un profil Twitter car la promo se conjugue aussi avec @ et #
  • Enfin, le blog risque un peu de s'ouvrir à d'autres oripeaux culturels que le cinoche, séries TV mais aussi jeux vidéo, c'est aussi ça la Culture... pour la musique, je laisse bien évidemment ça à Horns Up, mais je n'exclus rien.

Alors on se donne rendez-vous bientôt pour quelques menues critiques (et j'ai un retard de deux ans à rattraper...), que ça plaise ou non, qu'on soit d'accord ou pas, et que le public soit là ou pas pour lire ou réagir. Mais l'aventure continue, toujours bien vissé sur le Fauteuil Noir et en ouvrant les yeux et les oreilles! On reste informé, on like, on follow, #thugswagyolo et on se prépare à se replonger dans les arcanes du 7ème art, bitches!