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samedi 10 mai 2014

Kritiks En Vrac : Qu'est-ce que le bolide de Spider-Man a fait au bon Dieu?

Le temps, le temps… le temps est mauvais pour une mi-printemps mais cela ne nous empêche pas de nous mettre à l’abri dans les salles obscures. Le temps avec un grand T, lui par contre il manque pour écrire des critiques détaillées. Donc pour le coup je vais faire un peu de vrac avec les sorties de fin avril. Trois films qui méritent de s’y pencher un peu plus que 5 lignes sur un statut facebook ; trois films ratés, moyens ou qui auraient pu être mieux cependant…

Need For Speed
Action ‘Carsploitation’ de Scott Waugh (2014)
Avec Aaron Paul, Dominic Cooper, Imogen Poots, Michael Keaton…

Need For Speed adapté au cinéma, ça reste pour moi un rêve d’ado, ayant touché à pas mal de versions de cette saga vidéoludique dédiée aux grosses cylindrées (notamment Need For Speed Underground 1 & 2, Need For Speed Most Wanted, Need For Speed Carbon mais aussi quelques vieilles versions…). Cette adaptation vient donc tenter de concurrencer l’hégémonie de Fast & Furious, qui a eu bien peu de concurrents crédibles au fil des années. Need For Speed n’en sera pas un, en termes de qualité ça se discute mais le ton global est bien différent, moins basé sur le spectaculaire. C’est d’ailleurs là que le bât blesse car Need For Speed a essayé de broder une histoire au détriment de l’action pure. Du coup le film se révèle lent et inutilement long. Cette idée de traversée des USA était plutôt mauvaise et ne propose que bien peu de scènes palpitantes, essayant plutôt de développer des personnages plutôt inintéressants (Aaron Paul fait le job mais est bien loin de l’intensité de Breaking Bad, Imogen Poots est mignonne mais ne sert un peu à rien, Dominic Cooper est bon en connard de service mais est finalement bien peu présent, Rami Malek fait du n’importe quoi mais me rappelle les bonnes heures de la série La Guerre à la Maison et rien que pour ça j’applaudis). Seule la dernière course, prenante, rattrape l’ensemble du film. Dernière course qui aligne d’ailleurs bon nombre de gimmicks propres à la saga de jeux vidéo dont le film s’inspire (les bolides, les flics qui t’attaquent à coups de SUV, le suivi de la course…). Que ce soit au niveau de l’histoire de base en elle-même (une proposition ami-ami qui sent l’arnaque, le défi, le drame, la trahison, la sortie de taule, la vengeance par la course, les amis du garage qui te filent un coup de main, le méchant mauvais perdant… tout ceci étant forcément un peu culcul soyons d’accord) ou au niveau du traitement des bolides et des courses, Need For Speed se rapproche vraiment des jeux et pour un fan, le portage est un minimum intéressant. Mais il n’y a pas de herses ! Le cauchemar de tout bon joueur de NFS n’apporte pas de piment à ce film. Même les flics disent à un moment « laissez tomber les herses… », c’est de la provocation ! Cela ne va pas m’aider à dire trop de bien de ce film, au mieux anecdotique (la réalisation de Scott Waugh n’offrant également aucune plus-value significative), au pire assez chiant, qui en ce qui me concerne dépasse péniblement la moyenne grâce à une dernière course bien menée qui sauve l’ensemble.
Note : 5.5/10

The Amazing Spider-Man 2 : Le Destin d’un Héros
Film de superhéros de Marc Webb (2014)
Avec Andrew Garfield, Emma Stone, Jamie Foxx, Dane DeHaan…

Suite du reboot de Spider-Man et donc en quelque sorte Spider-Man 2.2. Ce qui est déjà marrant, c’est que je me souvenais à peine du premier, qui était cependant loin d’être mauvais dans mes souvenirs. Il faut donc vite se replonger dans l’histoire, notamment lorsque l’on est rappelé à l’intrigue autour des parents de Peter Parker. D’ailleurs, les révélations qui sont faites ne cassent pas des briques et sont loin de faire tout le sel du film. The Amazing Spider-Man 2 : Le Destin d’un Héros (putain que c’est long à écrire) se concentre plus sur la lutte de Spider-Man contre de nouveaux ennemis, Electro (Jamie Foxx) et Le Bouffon Vert (Dane DeHaan). Avec bien sûr en filigrane les doutes et faiblesses de Peter Parker, confronté à une relation de type « c’est compliqué » avec la jolie Gwen Stacy (même si Emma Stone en blonde, ça fait toujours trop artificiel…). On atteint cependant pas la faiblesse du Peter Parker de Spider-Man 2 à l’époque, ce n’est pas cette fois-ci que nous aurons droit à un trip à la The Dark Knight Rises ou Iron Man 3 (on laisse ça pour The Amazing Spider-Man 3 ?). En dehors de tout ce qui tourne autour de la vie de Peter Parker (avec un gros cataclysme à la fin, assez inattendu d’ailleurs), on retrouve donc un Spider-Man confronté à deux nouveaux ennemis et le moins qu’on puisse dire, c’est que Marvel a décidemment du mal à se trouver des méchants intéressants. Electro, dans la peau de Max Dillon au début, est pourtant intéressant au départ mais ensuite il perd en intérêt, et surtout le combat final contre Spider-Man ne casse pas de briques, assez sabré par une mise en scène qui en fait des tonnes d’ailleurs (ralentissez encore et Zack Snyder va porter plainte pour plagiat). Quant au Bouffon Vert, il est très bien quand il s’agit encore de Harry Osborn (la performance de Dane DeHaan étant à ce titre excellente), mais dès que Harry devient le bouffon, il a vraiment un sale tête et ça tourne au ridicule. Le personnage, qu’il soit dans la peau de Harry ou du Bouffon, n’a pas été assez exploité et on espère en revoir un peu plus dans le 3. Si les méchants ne se sont finalement pas multipliés, deux c’est déjà trop car l’un est inintéressant et l’autre pas assez exploité. Soit, car The Amazing Spider-Man 2 : Le Destin d’un Héros (bon là j’ai fait copier-coller) est pourtant un bon film, divertissant comme tout bon blockbuster du genre. Mais dans ce genre de saga, le premier opus est toujours plus intéressant car il y a le côté genèse/découverte d’un héros, et donc The Amazing Spider-Man demeure supérieur. Quant à ce deuxième opus, on retrouve ce qui faisait le charme du premier (un bon duo Andrew Garfield / Emma Stone et un Spider-Man vanneur et provocateur), mais au final nous n’avons qu’un blockbuster à superhéros juste correct.
Note : 7/10

Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?
Comédie ‘communautariste’ de Philippe De Chauveron (2014)
Avec Christian Clavier, Chantal Lauby, Elodie Fontan, Ary Abittan…

Allez hop, voilà la nouvelle coqueluche du public français pour on ne sait quelle raison (parce que les gens n’ont rien de bien mieux à faire ?). Certains buzz se justifient (Intouchables), d’autres nettement moins et Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? en fait partie. Le film qui commence en étant sponsorisé par le FN et qui finit sponsorisé par SOS Racisme, ou comment faire le grand pont avec un objectif caché attendu et éculé (et on a pas besoin d’un film pour apprendre à respecter l’(les) autre(s)…). Pour le coup, il était difficile de passer à côté des clichés « communautaristes » et avec QQAFABD (sexy hein ?) on va être servis. Les poncifs sur arabes, juifs, asiatiques, africains, cathos et « bons » français s’accumulent et les vannes sont tellement prévisibles et usées qu’elles ne font plus rire. Il est d’ailleurs usant d’aller voir ce film dans une salle pleine aux trois quarts d’un public familial qui est exagérément hilare au moindre dialogue comique et on se sent bien seul à ne pas rire aux passages qui de toute façon ne sont pas drôles. Bon, on rit un peu devant quelques trucs bien pensés, mais le bilan demeure maigre. Il est tout de même relevé par la dernière partie du film, lorsque le père ivoirien (excellent Pascal N’Zonzi) du dernier gendre débarque en France, en inversant les codes du racisme (et avec classe et références, pas dans le genre Thomas N’Gijol) et en donnant la furieuse réplique à Christian Clavier qui commence à se faire vieux et ne se renouvelle plus, tout comme Chantal Lauby qui honnêtement ne sert pas à grand-chose. Et l’intrigue ne se distingue pas avec un scénario étoffé, loin de là mais en même temps on ne s’attendait pas à ce que le film créé la surprise de ce côté-là. Pour le reste, c’est donc attendu au possible, la morale de l’ensemble y compris. Tous les personnages se détestent au début, notamment les 4 gendres, mais finalement tout le monde finit par bien s’entendre, les parents « racistes » également qui n’ont plus leurs vilaines pensées, waouh quel suspense ! Et de toute manière le « racisme » des personnages est bien peu extrême à la base (ce ne sont guère que de gros préjugés sur des communautés). Je sais que ce genre de film est l’occasion de passer un bon moment en famille et de rire un peu, mais il y a mieux à la télé pour ce genre et voir tout le monde courir au ciné pour ça est un peu navrant. Et techniquement, la réalisation est sans relief et les acteurs sont inégaux, que ce soit dans le jeu (Medi Sadoun surjoue son rôle d’arabe râleur) ou dans l’exploitation (on voit plus Ary Abittan que les autres, probablement parce qu’il est plus bankable en ce moment qu’autre chose), et seuls Pascal N’Zonzi, à la rigueur Frédéric Chau, et surtout la très très très (très) mignonne Elodie Fontan (ZE argument visuel avec même une fabuleuse scène pour crevards) dans le rôle de la cadette tirent leurs épingles du jeu (Noom Diawara, il va se ratrapper tout de suite avec Amour sur place ou à emporter qui semble adopter le même humour communautariste…). Pas grand-chose au bout pour une comédie vaine qui ne fait que s’amuser sur des clichés pour délivrer un message de paix et d’amour entre communautés, pour un ensemble archi-prévisible qui ne parvient guère qu’à décrocher quelques rires quand le tout s’emballe.
Note : 4.5/10
 "Une comédie française plébiscitée par le public, moi, plus jamais."

mardi 17 décembre 2013

Kritik Express : Compil#2

Avoir 50 likes c'est un événement pour facebook, il change l'interface d'administration de la page, il y a plein de stats et tout et tout. 50 likes dont 0 achetés (sauf ceux à qui j'ai promis des bisous, peut-être), excusez du peu! Un chiffre mirobolant qui ne demande qu'à dépasser des records, aussi n'hésitez pas à faire circuler ce blog et la page facebook à vos amis, et à vous faux amis aussi, c'est toujours ça de pris. Et si vous connaissez des forums ou groupes facebook qui acceptent le spamming d'articles sans vergogne, vous savez où me trouver. Ce n'est pas pour flatter mon ego, c'est pour faire un minimum tourner ce que j'écris. Mais pourquoi diable donner dans la putasserie sociale et suivre une page facebook, donner dans le "like, comment & share" cliché au possible, alors que pour les plus g33k d'entre nous une souscription RSS suffit? Parce que ladite page facebook complète ce blog à l'aide de petits commentaires "à la volée" que j'ai baptisés [Kritik Express]. Parce que je suis gentil, voilà une nouvelle compilation de toutes ces micro-critiques postées depuis quelques mois. (retrouvez la Compil#1 ici)

Le Hobbit - La désolation de Smaug : Au final il n'y a pas tellement de choses à dire dessus. Il me sera difficile de dire s'il est meilleur (ou moins bon) que le 1, le plaisir pris est similaire et certaines scènes sont finalement assez proches. Ce qui est sûr c'est que malgré sa longueur, on ne voit pas le temps passer, ce qui est un peu la marque des grands. La descente du fleuve est hénaurme, de même que toute la fin avec Smaug. Martin Freeman campe enfin un Bilbo très en vue, bien plus que dans le premier. Bien sûr il reste quelques personnages sous-exploités ou d'autres qui ne servent à rien (Thauriel...), et le côté 'pompeux' inhérent à la saga Tolkien est toujours très présent, ce qui fait que je ne suis pas un énorme fan du SDA/Hobbit de toute manière... Mais même si parfois trop d'effets spéciaux tuent les effets spéciaux, ce Hobbit 2 assure le grand spectacle 'epic' made in Tolkien, et c'est tout ce qui compte finalement. 8/10.

Basic : Une enquête dans le milieu des bidasses qui se révèle être très prenante, bien montée et réserve des coups de théâtre efficaces, même s'il faut suivre et ne pas perdre une miette de ce qui se dit. Dommage que le tout soit un peu gâché par un dernier twist un peu vague, confus et expéditif alors que l'ensemble de l'intrigue s'était parfaitement goupillée.

The Dark Knight Rises : Ce film aurait pu être la perfection absolue sans son interminable intro de plus d'une heure bourrée de dialogues aussi inutiles qu'indigents.

La Stratégie Ender : Je n'ai jamais lu le bouquin, dont j'ignorais d'ailleurs l'existence jusqu'à l'annonce du film. Mais j'ai été enthousiasmé dès les premières images (qui bougent) et au final, en ce qui me concerne ce film est excellent. Portant bien son nom (français), il tranche avec ce qui se fait en SF/anticipation et délaisse l'action (tout de même gardée pour la fin) pour se concentrer sur le personnage d'Ender, son côté ultra-malin et ses actions. Dommage que son évolution, qui doit être le centre du bouquin je suppose, se fait trop vite, mais il fallait bien que ça tienne en deux heures... Le film n'évite pas les clichés (personnages, rebondissements) et est un peu trop 'ado' parfois, mais le scénario et les dialogues sont parfaitement ciselés, et surtout les images sont très belles et variées. On pensera à Battlestar Galactica (c'est même presque une version 'avec enfants' de la série), Metroid, Les Chroniques de Riddick et plein d'autres choses, mais même si l'originalité n'est pas forcément de mise le plaisir est au rendez-vous. Notons enfin que les acteurs sont très bons, notamment Asa Butterfield tout en retenue qui campe le personnage complexe d'Ender à la perfection. Seule la toute fin est de trop mais le film est très convaincant et attachant, malin et bien mené, et bien fait donc tout ceci fait que c'est pour moi une des réussites de l'année sans qu'il ne soit exceptionnel. 8.5/10.

La Clinique de l’Amour : L'ultime long-métrage d'Artus De Penguern ne se hisse pas au niveau de Grégoire Moulin contre l'humanité mais est tout de même une perle. Sous ses faux airs de parodie de soap hospitalier, De Penguern balance son humour ravageur, mi-absurde et plein de rebondissements, avec un comique de situation qui fait mouche à chaque fois. Artus De Penguern avait vraiment sa propre patte et se plaçait bien au-dessus de toutes les autres comédies françaises qui tombent trop souvent à plat, avec lui ça a toujours été énorme et ses œuvres ont été bien trop sous-estimées. RIP!

No Pain No Gain : Je l'ai trouvé un peu long et bavard surtout que le sujet n'est pas très original. Mais ce sont bien les deux seuls défauts de ce film ultra-percutant et résolument drôle, avec des dialogues ciselés, des gags qui font mouche (la ceinture de sécurité!) et des acteurs savoureux à faire les idiots bodybuildés. Ça prend son temps pour se barrer en couille, mais il vaut vraiment le coup d'être vu dans le genre comédie noire de kidnapping qui tourne mal.

Captain America - First Avenger : Bon dans l'ensemble, mais finalement assez simpliste. De bons trucs mais les scènes d'action sont tellement exagérées qu'il est difficile de déterminer le degré de visionnage (est-ce pour la bravoure de Captain America? caricaturée et mise en avant volontairement?). Ça reste donc un Avenger mineur et peut-être le film le plus faible de la saga (quoique, Thor...)

Abraham Lincoln - Chasseur de Vampires : Oui l'histoire est trop fantaisiste et premier degré, et nous bassine parfois trop avec l'histoire américaine. Mais au moins les scènes d'action envoient du bois! Bekmambetov est en réussite dans ce domaine et c'est l'essentiel.

Jason Bourne - L’Héritage : Un revisionnage qui ne changera pas ma première impression au ciné : un opus en grande demi-teinte. Il faut vraiment avoir revu la trilogie peu avant pour suivre le début qui balance toute l'intrigue de base en un gros paquet informe. Heureusement, tout est vite mis de côté pour une nouvelle intrigue autour d'Aaron Cross, mais qui est somme toute banale, avec des scènes d'action déjà vues et un scénario qui accumule les trous. Seul le charisme de Jeremy Renner (quels combats! et il y en a trop peu) parvient à sauver l'ensemble. J'espère que la série se rattrapera pour une (éventuelle) suite, car il y a du potentiel mais ce film est plutôt raté et décevant.

Voisins du 3ème type : Je dois devenir vieux, mais l'humour en-dessous de la ceinture de Stiller/Vaughn, je peux plus. Surtout quand ça devient prévisible et que ça gâche les bonnes idées du film.

The Incredible Burt Wonderstone : pas la comédie de l'année mais bien sympathique et drôle sur un sujet original, même si on oscille entre scènes hilarantes et trucs plus grotesques, le tout avec un scénario en mousse (bien évidemment). mais c'est cool. Et il y a Nicole, pardon Olivia.

The Raid Redemption (ou Le Commando) : Expendales version indonésienne avec plein d'indonésiens qui maîtrisent le combat et qui sont plus increvables que John McClane. Bien réalisé mais trop de bagarres tuent les bagarres et scénarios et dialogues sont trop mononeurones pour être crédibles...


[Dernière minute] Quantum Of Solace : Je suis loin d’être exhaustif concernant les Bond, mais celui-ci c’est de loin le moins bon que j’ai vu (oui, j’aime bien la période Brosnan, n’en déplaise aux puristes, et oui je suis prévisible). Le scénario est mal arrangé avec de gros trous, le méchant est nul, les scènes d’action peu palpitantes… C’est vraiment un Bond mineur, uniquement là pour clore l’histoire de Casino Royale. Heureusement que la saga s’est rattrapée avec un Skyfall bien plus ambitieux.

dimanche 30 juin 2013

Kritik Express : Compil#1

Ceux qui suivent la page facebook du blog (ils sont peu, ils doivent être au courant) savent que je balance de temps à autre des commentaires dits « Kritik Express » à la volée sur les films vus, dont je ne vais pas m’amuser à faire une critique complète en 5 paragraphes. Histoire que ces commentaires ne soient pas perdus dans les limbes du journal facebook, je me suis dit qu’il pouvait être opportun de les regrouper de temps à autre. Donc voici ci-dessous la première compilation des « Kritik Express » du Fauteuil Noir (oui, avec un grand F et un grand N).

Star Trek - Into Darkness : Exceptionnellement, pas de critique sur le blog car je n'ai guère le temps d'écrire des pavés en ce moment. Surtout qu'il n'y a finalement pas grand-chose à dire dessus. On reprend les mêmes personnages (avec leurs personnalités propres : Spock le procédurier, Bones le nerveux, Kirk l'explosif, Scotty le facétieux...) et la même réalisation (avec le même jeu de lumière et les mêmes décors) pour une nouvelle histoire. Moins tordue que le premier opus de ce reboot, mais pas dénuée d'intérêt, même si l'on peut trouver ça trop simpliste et paradoxalement nébuleux par moments. Cumberbatch n'est pas si charismatique que prévu (il assure son rôle, tout de même), et se fait même temporairement voler la vedette par Peter Weller (l'amiral Marcus). Et l'histoire n'est pas si sombre que ça en fin de compte, en tout cas rien qui ne justifie le synopsis un brin philosophique présenté par les médias. Comme prévu les scènes d'action sont à couper le souffle, et même s'il faut adhérer à l'univers Star Trek (surtout son visuel) de ce côté le contrat est aisément rempli. De la très bonne science-fiction, pas exceptionnelle dans l'absolu mais Star Trek - Into Darkness est au minimum plaisant et surtout très bien fait, du visuel en passant par les personnages et leurs relations, il est juste dommage que le scénario ne soit pas si étoffé que ça et que finalement, c'est juste un "2", mais qui vaut largement la peine d'être vu. 7.5/10.

L’Empire des Ombres : Peut paraître creux, mais est finalement plutôt prenant. Bien mieux que The Darkest Hour dans un registre similaire. Après la morale de l'histoire, mouaifff...

Lock Out : Je l'avais vu au cinoche avec la mention "bien sans plus". Mais à la r'voyure, il est vraiment bon ce film! Un pitch classique mais beaucoup d'autodérision, de répliques àlakon percutantes et un Guy Pearce excellent dans un film nerveux. Dans le registre spatial/action et "film à têtes à claques", Lock-Out excelle. Finalement c'est une des meilleures prods Besson de ces dernières années (ce qui n'est pas bien difficile, mais soit). Par contre, je n'ai pas trouvé confirmation, mais je suis quasi-persuadé que Ian Holm fait un caméo en tant que pilote de vaisseau d'attaque vers la fin du film...

Rien à Déclarer : A la base je voulais faire une vanne belge en disant qu'on ne rit guère qu'"une fois", bon en fait c'est très poussif au début mais ça devient plutôt marrant au fur et à mesure. Sympathique à regarder un dimanche en famille mais ça va pas plus loin (je passe l'éponge sur les bons sentiments et l'histoire d'amour, c'est le contexte en même temps...). Je le mets au même niveau que les cht'is, ni plus ni moins drôle. Sinon Julie Bernard est très mignonne.

Battleship : Oh ça va encore, il est plutôt sympa. Mais il est trop... américain en somme. Et Taylor Kitsch a vraiment une pure tête à claques... Par contre Rihanna s'en sort bien.

Cold Blood : Un thriller dans la neige trop lent et avec des lourdeurs (la romance avec Olivia Wilde qui se fait tringler dans le motel, franchement...), heureusement la fin avec un Eric Bana exceptionnel dans le rôle du psychopathe à baffer sauve l'ensemble, mais le film n'en demeure pas moins insignifiant.

Sans Identité : Bon dans l'ensemble, mais les rebondissements fracassants en fin de film sonnent plus de façon "bon, faut qu'on trouve une explication, même bien tordue et sortie de nulle part". Par contre après avoir vu les 2 Taken ça fait bizarre de ne pas voir Liam Neeson frapper et flinguer tout le monde.

Love & Secrets : Je m'attendais pas à ça, en fait c'est pas ma came. Un pseudo-thriller poussif au début, très noir au milieu, presque WTF à la fin. C'est bien raconté et interprété mais j'ai pas adhéré. Et en fait j'aime pas Ryan Gosling.

Source Code : Déjà vu au ciné, donc l'histoire est connue, mais ce film reste passionnant et excellent en tout points. Pas d'effets spéciaux de partout, un bon scénario tordu mais compréhensible, un Jake Gylenhaal parfait. Duncan Jones est un génie.

GI Joe - Le Réveil du Cobra : Il vieillit un peu (enfin, si NT1 était diffusé en HD aussi...), mais ça reste un modèle de film de destruction massive. Toute la séquence de Paris est jouissive et anthologique. On attend la suite maintenant, sans les 3/4 des personnages présents dans le premier volet...

Top Cops : Une comédie policière insignifiante et un peu lourdingue. Bruce Willis s'amuse, tant mieux pour lui...

Kill Bobby Z (aka The Death And Life Of Bobby Z) : Euh non c'est juste pas possible là. Acteurs mal dirigés, dialogues plats avec un tas de blancs, pas dynamique du tout hormis 2-3 soubresauts, combats corégraphiés à l'arrache, scénario étriqué avec des pseudos-rebondissements... Beau casting (avec devinez qui) mais pas grand-chose à en sauver au bout.

Insomnia (de Christopher Nolan) : Bien ficelé, bien fait, bien joué, mais c'est finalement un polar assez banal. Je m'attendais à quelque chose de plus tordu et/ou psycho.


Le Transporteur : En comparaison avec la série récente (inégale mais avec quelques bonnes choses), ce film a plutôt mal vieilli, même si ça reste le moins WTF. Reste Jason Tatane qui Tatane et une dernière partie de film qui met la gomme niveau castagne et autres scènes spectaculaires.