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mercredi 28 septembre 2016

Le Top 15 du Void

Deux ans de vide, deux ans dans le void... mais l'univers cinématographique a lui continué son expansion. Après avoir évacué ce que la sphère cinéma nous avait pondu de plus pourrave avec le flop fifteen, il est temps de passer aux choses vraiment sérieuses, les bons films. Ne perdons pas de temps en palabres introductives inutiles et allons-y pour les 15 meilleurs films de l'ère août 2014-août 2016, les films vus en salles à leur sortie (sauf un que j'ai vu en Blu-Ray plus tard, j'ai triché, mais je ne dirai pas lequel), classés grosso-modo du très meilleur au moins meilleur.


  • Seul sur Mars (de Ridley Scott - sorti en octobre 2015)
Oui, vous me connaissez, rien à foutre que ça soit Ridley Scott ou n’importe qui d’autre, tant que ça me plaît… et Seul sur Mars m’a plu énormément. Alors que je n’avais pas d’attentes, et c’est là qu’est la surprise. Beau (paysages martiens comme vaisseaux spatiaux), maîtrisé, haletant, complet, varié, sans temps mort malgré son côté bavard, ce film est une franche réussite. Familial mais aux confins de la Hard SF, il contient tout ce qu’on peut attendre d’un film spatial à visée un minimum réaliste (reste toujours des trucs pas crédibles mais c’est de la fiction hollywoodienne hein…). Quasi-parfait, il est porté par un Matt Damon génial qui se permet même de faire ce film une ode au second degré en toutes circonstances. Ainsi à la fois décalé et grave (sans verser dans le mélo genre ‘oh non ma famille me manque je pleure tous les jours devant mon écran transmetteur’), Seul sur Mars joue sur tous les tableaux, et avec brio. Un anti-Interstellar, moins cérébral et plus efficace, qui tient toutes ses promesses et haut la main ! L’offre amazon ‘3bluraypour2’ me faisant de l’œil, je pense qu’on va en reparler en détail bientôt… histoire de se remémorer plus en détail le film de l'année 2015.


  • Hardcore Henry (de Ilya Naishuller - sorti en avril 2016)
Oumphhh. Je mets beaucoup de choses derrière le hashtag ‘la déglingue’, mais là Hardcore Henry en est la définition même. Le film qui avoine le plus du void, qui avoine le plus depuis un paquet d’années même. D’une violence rare qui s’amplifie d’ailleurs au fil des minutes, ce film ‘seulement’ -16 met un paquet de jeux PEGI18 à l’amende. Une sorte de F.E.A.R. au carré croisé avec Shadow Warrior, et d’autres références qui paraîtront évidentes au fil des scènes. Le film à la première personne, ce n’est pas tellement inédit que ça, mais vu comme l’a été Hardcore Henry, si. Alors certes, il faut encaisser le choc et être préparé à pareil visuel, car même dans un jeu vidéo FPS il n’y a pas d’effet fisheye GoPro constant, la caméra ne part pas dans tous les sens quand tu cours, tu sautes, tu grimpes, tu te casses la gueule, tu te bats… ce film est assez inaccessible et pas vraiment fait pour être vu sur grand écran (le visionnage sur écran plus petit arrivera quand le Blu-Ray baissera de prix), mais niveau charcuterie, c’est d’un extrême rarement atteint (hors films de festival gore bien entendu). Sponsorisé par Timur Bekmambetov, Hardcore Henry reste une Série B, mais tient et dépasse ses promesses, conceptuelles comme au niveau de l’action. Des scènes d’action d’une folie inouïe et un Sharlto Copley qui peut enfin se lâcher depuis District 9 jalonnent ce film qui pousse l’adrénaline au maximum et défonce à mort. La Déglingue avec un grand D, et le film de l’année 2016, car pour l’instant je n’ai pu trouver mieux.


  • Les Gardiens de la Galaxie (de James Gunn - sorti en août 2014)
D’énième film Marvel, on passe à un retentissant pop movie qui arrache. Le film de l’été 2014 (oui ça date) ? Pas la peine de chercher longtemps, il était là. C’est du Marvel, mais du Marvel différent, plus coloré et avec un humour plus enthousiasmant encore. Galerie de personnages réjouissants (le déjà culte Groot, l’inénarrable Rocket, la sculpturale Gamora, le très premier degré Drax et bien sûr Star-Lord, mené par un Chris Pratt à fond dans son rôle) doublée d’une histoire qui sent bon le Space Opera à l’ancienne, Les Gardiens de la Galaxie assure. Du Marvel pour ceux qui n’aiment pas Marvel (même s’ils finiront par rencontrer les Avengers) qui se permet même de dépasser allègrement certains Marvel. Parfait visuellement et diaboliquement rythmé, il reste l’un des blockbusters « à héros » les plus réussis de ces dernières années. Et il s’agit enfin d’un « 1 » qui se suffit largement à lui-même. A déguster sans modération au son de tubes des années 80…


  • Star Wars, Episode VII : Le Réveil de la Force (de J.J. Abrams - sorti en décembre 2015)
Vous savez quoi ? Je vais pas m’embêter, voilà mot pour mot ce que j’en avais écrit sur un forum à sa sortie. C’est brut et c’est chaud mais complet, et mon avis n’a certainement pas changé, en attendant un revisionnage : « Alors oui c'est du fan-service sans prise de risque. Mais ça rend le film particulièrement authentique, c'est vraiment un pur Star Wars, Abrams n'a vraiment pas tenté de moderniser le truc. Il aurait pu sortir dans les années 80 qu'on y aurait vu que du feu. Mais déjà, je trouve que ça fonctionne. Et pourtant, n'étant pas spécialement un mordu de la saga plus que de raison, j'adhère totalement à ce parti-pris du strict respect du cahier des charges, alors qu'une modernisation de l'ensemble ne m'aurait pas dérangé. […] je le pense fait pour ceux qui étaient attachés à la trilogie originale et qui n'ont pas supporté la direction prise par la prélogie. Depuis que j'en parle autour de moi, je le recommande chaudement à tous ceux qui s'attendaient à un Star Wars 'trve' parce que c'est le cas. Moi j'en attendais rien, c'est pour ça que j'ai diablement pris mon pied. C'est quand même un super film sans temps mort, pour rester terre à terre. C'est du gros kiff SF à l'ancienne, rien de plus et c'est là que ça fait mouche. Y'a tout ce qui faut pour en faire un excellent Star Wars, et tous les emprunts aux anciens films font progressivement monter le compteur du culte, que ça soit les objets (le coup du 'tas de ferraille' m'a fait bien rire) ou les personnages (cette toute fin...). C'est bien fait et bien joué, ça accroche, ça prend aux tripes même, bref c'est la déglingue. Après ça n'en fait pas un chef-d'oeuvre ni d'ores et déjà la nouvelle référence de la saga, déjà parce qu'il faudra je pense juger la trilogie dans sa globalité (beaucoup de choses restent à développer quand même, même si le film est plus qu'une grosse intro au final), ensuite parce que ce n'est quand même qu'un gros copié-collé à peine voilé de l'Episode IV (à pratiquement tous les niveaux), et que j'ai trouvé Kylo Ren bien fadasse voire nul ([…] en gros, c'est un Cosplayer de Vador), après le scénario est ce qu'il est mais il ne me semble pas que l'Episode IV était un sommet du genre non plus (ça me rappelle Tron L'héritage, dont le scénario était à chier, mais quand tu reregardais le Tron de 1982, tu te rendais compte que le scénario était tout aussi niaiseux...). Mais faudra voir la suite et l'impatience grandit déjà (mai 2017!!!!!). En bref, j'ai trouvé que c'était du lourd et ce retour ne déçoit pas, quel plaisir de 2h et quart!! ».


  • Jupiter : Le Destin de L'Univers (de Lana & Andy Wachowski - sorti en février 2015)
Hashtag goûts de chiotte, le film le plus détesté de 2015 (pourquoi d’ailleurs ? parce que Channing Tatum il a des oreilles pointues ?) qui finit dans mon top fifteen du void. Mais pourquoi ? Parce que déjà mes goûts sont les miens et je juge toujours sur pièce sans céder à l’hystérie collective. Et ensuite, pour moi le fait est, que c’est un excellent Space-Opera. Il contient tout ce qu’on attend du genre : des histoires planétaires sur plusieurs générations, des lieux célestes, des ramifications, des personnages, des excentricités assumées. Les frères sœurs Wachowski ont également fait du bon boulot visuellement, plus dans l’esprit de Cloud Atlas que des Matrix, jusqu’au niveau de l’ensemble très (trop pour certains ?) terre-à-terre (façon de parler) et jamais nébuleux. Même Mila Kunis s’amuse bien et campe une sympathique héroïne de film de SF. Peut-être était-il trop Space Opera pour être jugé comme un blockbuster normal, genre dans lequel il n’est pas honteux non plus ? Le mystère demeure, j’espère juste que vous n’avez pas aimé parce que de toute façon vous n’auriez pas aimé pour X raisons ou juste pour le plaisir de constater de prétendus dégâts. Moi j’ai kiffé ce film passionnant. Et j’y reviendrai même avec une bonne petite régularisation en blou-raie. #YOLO


  • Star Trek : Sans Limites (de Justin Lin - sorti en août 2016)
Après un Star Trek : Into Darkness satisfaisant mais peut-être un peu simple (et comme d’habitude, pas aussi sombre que prétendu), la saga Star Trek v. années 2010 se poursuit sans J.J. Abrams, qui emporte avec lui le lens flare et la nostalgie. Justin Lin amène de l’efficacité et redonne un second souffle au second souffle entamé par Star Trek en 2009. Certes, la recette est toujours la même, intrépide Kirk, sérieux Spock (moins en vue pour une fois), stressé Bones, etc. Mais en en restant plus à l’essentiel, et faisant plus office de « méga épisode d’une méga série », Star Trek : Sans Limites fonctionne à merveille. On quitte enfin l’Enterprise et Starfleet pour de somptueux décors planétaires, ce qui apporte aussi un certain cachet et une certaine personnalité au film. Sofia Boutella dans la peau de Jaylah ‘l’extraterrestre au maquillage à la Darkspace’ apporte un plus également. Et l’Action est bien là avec un grand départ assez monumental. Certes classique et n’allant pas plus loin que le bout de son nez, Star Trek : Sans Limites est pourtant plus que plaisant, et même excellent. Tout simplement, le meilleur opus, sachant que Star Trek posait surtout les bases avec classe. Et RIP Anton Yelchin…


  • Captain America : Civil War (de Joe & Anthony Russo - sorti en avril 2016)
Après un Avengers : L’ère d’Ultron satisfaisant (mais c’est tout), voilà ce vrai-faux Avengers 3 en forme de bataille entre alliés comme dans un Koh-Lanta après une réunification. Une bataille qui d’ailleurs aurait pu être le « problème » pour Marvel version Avengers qui n’a plus d’idées croustillantes. Mais quand on arrive plus à faire de bons méchants, pourquoi… ne pas vraiment en mettre et monter une histoire subtile amenant à un affrontement entre néanmoins amis ? C’est la base de Captain America : Civil War et ça fonctionne bien, l’histoire de fond étant même plus complexe qu’il n’y paraît, avec de grands rebondissements pour faire avancer l’intrigue. C’est finalement le Marvel le plus ambitieux de la « Phase 2 » (ou 3, je sais plus où on en est…), qui arrive à bien amener de nouveaux personnages (bon on attendra quand même une vraie confirmation de Spider-Man…), comme Black Panther. Et les meilleurs sont là, comme un Avengers, mais en mieux qu’Avengers parfois (même si le 1 reste au-dessus). Comme l’action qui réserve de grands moments. Bref, un bon cru, un peu différent lui aussi, qui prouve que Marvel sait se renouveler même sans rien vraiment changer.


  • Absolutely Anything (de Terry Jones - sorti en août 2015)
Généralement mal jugé voire mésestimé, Absolutely Anything est un de mes coups de cœur en matière de comédie pendant ce void. Déjà, comment pouvait-il en être autrement avec Simon Pegg en tête d’affiche, qui retrouve la pure comédie même sans ses compères Nick Frost et Edgar Wright. Avec les Monthy Python derrière, on en attendait peut-être beaucoup trop mais ce film se suffit aisément à lui-même, ne se prend pas la tête et réussit son truc, sans prétention. Des gags bien pensés au sein de subtilités bien pensées aussi (pour utiliser un tel pouvoir, il faut être précis et le film joue un max sur ça), l’ensemble est léger et particulièrement fendard. Rien de révolutionnaire dans cette comédie forcément british mais pas trop, ça reste familial et bon enfant mais honnêtement, pour ce qu’il est, Absolutely Anything est tout à fait enthousiasmant et réjouissant.


  • Mission Impossible 5 : Rogue Nation (de Christopher McQuarrie - sorti en août 2015)
Après un Mission Impossible 4 : Protocole Fantôme déjà culte pour moi, il était dur de faire mieux. Mais j’ai envie de dire que tant que Simon Pegg et Jeremy Renner sont toujours là, il y a déjà une grande partie du boulot de faite. Alors oui, l’ensemble est un peu moins marquant que son illustre prédécesseur, mais la franchise est décidemment en excellente forme et le prouve encore ici. Tout ce qu’on attend d’un Mission Impossible est ici, de l’action, des méthodes tordues, des méchants tordus aussi, des personnages qui donnent de leur personne. Plus complexe que Protocole Fantôme mais pas aussi exagéré que Mission Impossible 3, Mission Impossible 5 : Rogue Nation a trouvé son équilibre, et s’il n’est pas le meilleur de la saga, il n’en est pas moins excellent. Je l’ai régularisé en Blu-Ray donc on va en reparler très très bientôt…


  • Fast And Furious 7 (de James Wan - sorti en avril 2015)
Comment ça, une saga qui s’étire jusqu’à plus soif qui arrive à sortir -et de loin, même si j’aimais bien 2 Fast 2 Furious du temps de Need For Speed Underground 2- son meilleur épisode en 7ème instance ? Toujours plus vite et toujours plus furieux, c’est forcément le leitmotiv de la série, appliqué à fond ici. Et après un 6 trop nawak, Fast And Furious 7 réussit son coup en partant dans la plus absolue dinguerie. Plus rien à foutre, on défonce tout. Déjà, rien qu’avec Jason Statham en grand méchant, ça promettait. FF7 cartonne grâce à ça, mais pas que. Avec des scènes d’une folie furieuse, excentricités en bagnole comme bagarres (merci Tony Jaa qui offre le baroud d’honneur à Paul Walker), ce film finit par partir dans une véritable déglingue qui défonce. Certes, on est parti très loin dans l’abus. Mais enfin la saga se débride, ne se prend presque plus au sérieux, et assume à fond son côté divertissant, rutilant et explosif. L’épisode le plus jouissif, pas le plus régressif pourtant, mais le plus efficace, c’est certain, et c’est énorme. « Dom, une voiture, ça vole pas ! ».


  • A la Poursuite de Demain (de Brad Bird - sorti en mai 2015)
Ouh attention, après le prétendu nanar Jupiter : Le Destin de l’Univers, voilà un pur film Disney dans ce top fifteen ! Mais vous me connaissez, patriarche des causes désespérées et Odieux gentil. Enfin, personne n’a jeté la pierre à A la Poursuite de Demain, enfin Tomorrowland plus que ce nom français à la con. Oui, c’est du Disney (c’est même l’adaptation d’une attraction du parc…), mais du bon Disney, de l’excellent Disney. C’est un film fantastique à moitié Steampunk particulièrement réjouissant et dynamique. Porté par une Britt Robertson survoltée et un George Clooney excellent en inventeur désabusé et rabat-joie, Tomorrowland fourmille de bonnes idées (la scène de la maison piégée est un régal), de trouvailles visuelles ou physiques, n’est pas ennuyeux une seconde et multiplie les aventures. Un film-attraction, voilà ce que c’est et ça fait mouche. Si la fin portée par un Hugh Laurie en grand méchant convainc un peu moins, Tomorrowland assume à fond son côté divertissement familial sans prétention (enfin un peu quand même) et ça fonctionne à merveille. Vraiment la bonne surprise de ce void, à condition de se mettre en condition, car ça reste du Disney.


  • Project Almanac (de Dean Israelite - sorti en février 2015)
Là aussi, un petit film mesestimé. Il faut dire que le genre ‘found footage avec jeunes’ est franchement galvaudé. Project Almanac fait pourtant facilement partie du haut du panier du genre. Certes, on ne retiendra pas les acteurs. Mais pour le reste, cette sorte de crossover entre Chronicle et L’Effet Papillon tient très nettement ses promesses. Avec de bonnes idées sur les paradoxes temporels et là aussi un petit côté 80’s dans cette bande de jeunes qui s’intéresse à du paranormal sur base scientifique, Project Almanac assure. Un bon petit film palpitant et prenant qui cède peut-être à quelques clichés (pourquoi diable avoir fait ça sous forme de sempiternel found footage ?) mais en évite d’autres. Il mériterait que je le revoie sous peu, mais j’en garde de très bons souvenirs, d'autres effacés à cause d'un paradoxe temporel que je subis sans le savoir ?


  • Ex_Machina (de Alex Garland - sorti en mai 2015)
Ce film assez plébiscité d’Alex Garland, compère de Danny Boyle, est une réussite en son domaine, assurément. Il est sûr que nous ne sommes pas en présence d’un quelconque blockbuster même à la Interstellar et qu’on est plus proches d’un film de festival qu’autre chose, et l’ambiance pesante (avec peu de musique) voire contemplative est là pour le prouver. Entre décors naturels et synthétiques somptueux (le film a eu un oscar pour ça) et grandes performances d’acteur (Oscar Isaac en Zuckerberg version YOLO et un très touchant Domhnall Gleeson), Ex_Machina est la meilleure adaptation du Test de Turing à ce jour. Certes, l’ensemble aurait pu aller encore plus loin en étant moins avare en rebondissements tordus, mais même s’il n’est pas à mettre en face de toutes les paires d’yeux, Ex_Machina est une belle expérience et un film assez envoûtant.


  • Le Labyrinthe (de Wes Ball - sorti en octobre 2014)
Enième adaptation d’un livre dystopien pour adolescents bla bla bla. Seulement Le Labyrinthe se place facilement derrière Hunger Games pour ce que le genre a offert de plus intéressant, et on attendra que cette saga se termine à son tour pour établir le classement final. Et qu'est-ce qui distingue Le Labyrinthe ? Une histoire bien mystérieuse, et on y est plongé dedans dès les premières minutes. Bien mené, le film distille ses cartes au fur et à mesure, alors que l’on suit les pérégrinations de personnages attachants (et sans love story parasite ! youpi !). Alors certes, l’évolution de Thomas au sein des « blocards » semble aller trop vite parfois, et le final apporte encore plus de questions, à peine résolues dans la suite (Le Labyrinthe : La Terre Brûlée) qui arrivera un an plus tard (et qui s’éloigne bien du bouquin il paraîtrait). Mais Le Labyrinthe « 1 » n’en est pas moins réussi et lui-aussi, se suffit à lui-même (car à l’image des Hunger Games où il n’y avait que des « Hunger Games » dans les deux premiers films, il n’y a qu’ici qu’il y a un « Labyrinthe »… enfin pour l’instant). Une bonne saga, qui a commencé par un film assez prenant.


  • Ant-Man (de Peyton Reed - sorti en juillet 2015)
Parmi la grande famille de sorties Marvel de ce void de deux ans, outre Civil War (voir plus haut) et Avengers : L’ère d’Ultron (qui faisait trop Avengers banal pour se distinguer), il y avait Ant-Man. Et à l’image des Gardiens de la Galaxie, voilà un Marvel un peu décalé et différent. « Un peu » seulement car on reste dans le domaine des Vengeurs, mais Ant-Man a su faire son trou (de fourmi). Abandonné par Edgar Wright au profit de Peyton Reed, le film a su garder l’esprit du réalisateur anglais avec des touches de montage nerveux qui font mouche. Et l’humour mordant aussi. Avec des personnages plus attachants, Ant-Man a apporté un petit peu de neuf et de peps à l’écurie Marvel, en plus d’un paquet de bonnes idées sur les différences de taille, forcément. Réussi sur ce point, Ant-Man souffre néanmoins des défauts des derniers Marvel, à savoir ses clichés (y’en a encore beaucoup des sbires d’Hydra infiltrés partout ?) et l’absence d’un grand méchant d’envergure. Et toujours ce fait que chaque film sonne comme une intro du suivant… Mais Ant-Man est dans la bonne moyenne et est suffisamment différent et innovant pour figurer dans le haut du panier.

  • N'ont pas réussi à s'accrocher au haut du panier mais ont bien essayé : The Lazarus Effect (pour Olivia), Avengers : L’ère d’Ultron (tout de même), Mad Max : Fury Road, Terminator : Genisys, Hitman : Agent 47, Prémonitions, X-Men : Apocalypse, Suicide Squad (oui, oui).

lundi 26 septembre 2016

Le Flop 15 du Void


Entre les critiques de Lucy et... rien de neuf pour l'instant (encore un début d'automne bien morne pour les sorties ciné...), il s'est écoulé deux années, deux années où les sorties ne se sont pas arrêtées, loin de là. Le temps que je puisse me resynchroniser avec le calendrier des sorties et alors que j'ai quelques Blu-Ray en stock à traiter (peut-être), il y a un retard à essayer de rattraper. Il va donc être question cette semaine de piocher dans tout ce que j'ai pu voir pendant les deux années de 'void' et faire un bilan à la va-vite. Bien sûr, il y a eu du bon, mais il y a eu du moins bon aussi. Évacuons donc tout de suite le pire, ce qui n'a pas marché, ce qui a été décevant, ce qui a été tout simplement nul, au sein de ce 'flop fifteen'. Du moins pire au très pire, à peu près.


  • Pixels (de Chris Columbus - sorti en juillet 2015)
En termes de dinguerie et de WTF, Pixels se posait. La grosse curiosité de 2015 en mode nostalgique promettait pas mal. Le résultat n’en sera que plus mitigé. Il faut dire que malheureusement et de manière finalement prévisible, l’ensemble est assez nettement sabordé par le casting, constitué en grande partie de la bande à Adam Sandler, peut-être l’humour le plus détesté outre-Atlantique. Et si son humour en-dessous de la ceinture et faisant toujours intervenir les mêmes thèmes n’atteint pas les abysses sondées par Ben Stiller encore récemment (l’infect Voisins du 3ème Type), il ne tire pas Pixels vers le haut et le rend assez inégal. Certes, les références aux jeu vidéo d’arcade sont épatantes et bien intégrées dans ce film délirant. Mais je ne suis pas sûr que Sandler et consorts étaient vraiment concernés par le sujet… et cela nous donne une comédie américaine moyenne où il y a des extraterrestres qui nous attaquent avec des jeux vidéo des années 80, plutôt que l’inverse. Un minimum fun, mais assez frustrant. Il y avait moyen de faire mieux et autrement plus drôle.


  • Hunger Games : La Révolte (Partie 2) (de Francis Lawrence - sorti en novembre 2015)
Je suis client de la saga. Il fallait bien la terminer, et il fallait bien qu’elle se termine… malgré cette sempiternelle volonté de séparer le final en 2 pour faire plus d’entrées. Et après une première partie qui posait les bases de la conclusion, voilà la conclusion. Et si le 3 n°1 permettait une subtile montée en tension, le n°2 fait un peu plouf. Les pièges tordus de Snow sont de retour, mais il faut bien avouer que sans les ‘Hunger Games’, Hunger Games devient un peu fade. Trop long, trop drama, et surtout très prévisible sur la fin, la deuxième partie de cette révolte manque de panache. On aurait aimé une conclusion plus explosive et moins nihiliste. Certes, il est difficile de jeter la pierre à qui que ce soit sachant que l’ensemble des 4 films demeure cohérent. Mais la séparation du 3 en deux parties a bien trop étiré le truc. Légère déception mais on jugera bien la saga dans sa globalité, qui est de loin ce que le genre ‘adaptation de littérature dystopienne pour ados’ a donné de mieux. En attendant la fin du Labyrinthe…


  • Jason Bourne (de Paul Greengrass - sorti en août 2016)
Bon, il était difficile de faire pire que Jason Bourne : L’Héritage (qui sans Jeremy Renner, ne valait vraiment mais vraiment pas un kopeck). Seulement, le problème semble être toujours le même : la trilogie Mémoire-Mort-Vengeance se suffit largement à elle-même et continuer à broder dessus semble être une mauvaise idée. Certes, il y a le retour de Matt Damon, le retour d’un némésis consistant (Vincent Cassel), le retour de Paul Greengrass pour des scènes qui dépotent, l’arrivée d’un bon Tommy Lee Jones (je n’ai pas été convaincu par Alicia Vikander en revanche…), mais le meilleur de la saga est derrière elle et la franchise n’a plus de jus. Oubliées les ramifications complexes des 3 premiers opus, Jason Bourne ‘5’ en reste à l’essentiel, et finit par être bien trop simpliste. C’est ‘on rajoute un nouveau programme descendant de Treadstone et en avant la jeunesse’, et c’est tout. Même Matt Damon ne sait plus vraiment ce qu’il fait là et semble en roue libre. Un opus correct pris en tant que tel et comparé à son prédécesseur, mais un Bourne mineur, comme il y a des Bond mineurs (voir plus bas). Allez, faites-nous un 6 avec Matt Damon ET Jeremy Renner, collaborant ou étant ennemis, mais faites-le !


  • Renaissances (de Tarsem Singh - sorti en juillet 2015)
Le bon petit film de SF/anticipation de derrière-les-fagots. Du moins en apparence. Oh, le sujet est relativement bien traité, heureusement. Seulement l’ensemble est tout de même particulièrement mou et sans conviction. Il n’en reste qu’un thriller « à scénario fantastique » trop sobre et trop facile, et qui ne semble plus en finir. Enfin le problème de ce film réside aussi dans la « performance » de son acteur principal Ryan Reynolds. On sait qu’avant de remonter dans l’estime de tout le monde pour Deadpool, l’acteur était détesté pour son charisme d’huître et ses rôles impersonnels. Et Renaissances ne déroge pas à la règle, il semble tellement en avoir rien à foutre qu’on a envie de lui donner des coups derrière la nuque pour qu’il bouge… Cela ne relève pas ce film un peu insignifiant, certes plutôt correct, mais qui ne restera pas dans les annales malgré un potentiel certain.


  • The Giver (de Phillip Noyce - sorti en octobre 2014)
Certes, ce fut l’énième adaptation d’un roman dystopien pour ados. Qui contrairement à Hunger Games et Le Labyrinthe, n’a pas eu beaucoup d’écho (même Les Âmes Vagabondes a plus fait parler de lui, c’est dire…). Pourtant, le pitch un peu « différent » était prometteur et le parti pris visuel du film, surtout dans sa première partie, en valait la chandelle. Dommage que l’ensemble se finisse alors dans la plus absolue niaiserie à la limite du ton moralisateur. Les Hunger Games et Le Labyrinthe ne tombaient pas dans les clichés du genre, ici on est en plein dedans et The Giver se rapproche donc plus d’un Les Âmes Vagabondes… cruel. Reste Jeff Bridges dans un rôle à contre-emploi, aux côtés de jeunes acteurs dont on a déjà oublié noms et visages…


  • Les 4 Fantastiques (de Josh Trank - sorti en août 2015)
Bon ok, c’est tirer sur l’ambulance, surtout quand on sait que Josh Trank lui-même a été consterné devant le montage final. Mais il faut bien constater les dégâts de cette nouvelle adaptation qui, une fois n’est pas coutume, aurait pu s’en sortir par son aspect plus « sombre ». Mais voilà, outre son gros trou passant sous silence l’évolution des personnages et son final plié en 5 minutes, ce film déçoit surtout parce qu’il partait bien, visuellement comme au niveau des personnages. Ce qui aurait pu être un reboot satisfaisant doublé d’une origin story intéressante se transforme en un réel plantage, un film véritablement bâclé. Frustrant. On a l’impression d’avoir plus affaire à un pilote de série sur lequel on a accéléré certaines choses pour mettre une fin qui pète un peu. L’intro d’un éventuel blockbuster qui n’arrivera probablement jamais… Une curiosité d’une pauvreté assez effarante qui, au final, restera un des mystères cinématographiques de ces dernières années devant un tel je-m’en-foutisme, seulement dicté par des questions de droits à conserver... Plus triste qu'autre chose.


  • Deadpool (de Tim Miller - sorti en février 2016)
Oh oui je sais je choque rien que par sa présence dans ce flop fifteen. Mais déjà, il faut bien avouer qu’avec le recul, sa hype surtout alimentée par des pseudos-geeks qui suivent Hitek, Trolls de Geek et Spi0n sur facebook a rendu une attente carrément disproportionnée. Pour ceux qui étaient un minimum connaisseurs, le résultat final à attendre était tout autre. Que ça soit un film badass sur un héros badass, tout le monde pouvait s’y attendre de toute façon, on savait que ça allait trancher. Qu’est-ce qui cloche alors ? Eh bien en prenant le parti de faire une origin story, Deadpool a cassé tout le potentiel déglinguos du personnage. Deadpool manque clairement de folie et ne laisse qu’entrevoir une petite partie du potentiel du X-Men le plus controversé. Alors oui, le film n’a pas eu les moyens du blockbuster habituel, mais ce n’est pas qu’une question d’Action même si elle manque un peu, c’est que Deadpool peut faire « pire » au niveau de ses excentricités et sa faculté à briser le 4ème mur (ce qui, et heureusement, est un minimum réalisé ici). En résumé, ce film est tellement sage, il n’est que « décalé » alors qu’il était possible de faire une ultime dinguerie… Il n’en reste qu’une intro qui laisse un immense espoir pour Deadpool 2, et je crois fort dans le potentiel de cette suite, mais là il y a un énorme goût d’inachevé. Pour qui connaissait le personnage, il y avait encore de la place pour se lâcher encore plus, même si Ryan Reynolds a enfin trouvé un rôle pour vraiment s’amuser. Donc pour l’instant, si vous voulez de la déglingue, jouez au jeu vidéo, qui est certes assez « extrême » dans les excentricités de Deadpool, mais qui est 100 fois plus fendard que ce film trop poussif et peu explosif malgré ses belles promesses.


  • Spectre (de Sam Mendes - sorti en novembre 2015)
Alors que la franchise Bond restait sur un sensationnel Skyfall, celui-ci marque franchement le pas. Certes on reste au-dessus de la médiocrité de Quantum Of Solace mais on ne vole tout de même pas bien haut, Bond version Daniel Craig étant vraiment du un sur deux. Un million de fois moins épique que son prédécesseur, Spectre est assez lent et vide, fainéant même, assez banal, ce qui en fait un Bond mineur, prévisible et cliché avec sa thématique dans l’air du temps, sans panache ni grandeur ni envergure, bref pas grand-chose… pour une vraie déception au bout. Si Daniel Craig se tient toujours bien dans le costume et que Ralph Fiennes a un rôle consistant voire surprenant, je trouve toujours Christoph Waltz passablement surcoté et je dirai même que le « méchant » qu’il campe sabre un peu ce film qui a manqué d’ambition. Sam Mendes n’était pas motivé et ça se sent… Il en reste un bon final et de belles scènes dans la neige, mais voilà, c’est très loin d’être un bon millésime de la saga Bond (James, Bond).


  • Jurassic World (de Colin Trevorrow - sorti en juin 2015)
L’archétype de la suite/reboot/remake/prequel (rayez la ou les mentions inutiles, mais c’est une image hein, n’allez pas rayer votre écran) parfaitement inutile. En 1993, Jurassic Park se permettait de livrer à la fois un des scènes les plus merveilleuses (quand Alan et Ellie découvrent la première fois les dinosaures) et les plus terrifiantes (les gosses qui se planquent dans la cuisine) de l’histoire du cinéma. Jurassic World n’émerveille pas et ne terrifie pas à aucun moment. Voilà qui résume ce « World » qui ne sert à rien si ce n’est se baser encore et encore sur d’anciennes recettes pour faire du chiffre. Pas de charisme (on a connu un Chris Pratt avec plus de conviction), pas de tonus (c’est long et chiant), pas de peur (l’Indominus Rex est tout pourri), des clichés à la pelle, des raccourcis de cinéma grossiers (les Raptor qui spawnent comme dans un jeu vidéo…), et l’on atteint même les frontières du ridicule. Alors oui, si on est jeune et qu’on découvre ce qu’on peut faire avec des dinosaures au cinéma en 2015, on peut être impressionné (surtout que le film évite tout de même d’être trop Disney), mais quand on était déjà au Jurassic Park en 1993, ça ne fonctionne absolument plus. Le Monde Perdu et même Jurassic Park 3 étaient corrects, là l’apport est négligeable, pour ne pas dire inexistant. Comme le disait Ian Malcolm en pliant ses lunettes, « c’est vraiment un gros tas de merde ».


  • American Ultra (de Nima Nourizadeh - sorti en août 2015)
Un petit film sorti pendant l’été qui, au vu d’une bande-annonce assez efficace, laissait présager une bonne surprise. Il n’en est rien. C’est d’un poussif… Jesse Eisenberg essaye bien de rattraper le tout mais à mi-chemin entre Stoner Movie et comédie d’action à la Paul Feig, l’ensemble est assez nul et bien loin de la dinguerie que la bande-annonce laissait présager. Un beau produit marketing où acteurs et équipe de tournage s’amusent mais c’est tout. A oublier et c’est déjà fait d’ailleurs. Reste une fin qui tranche, un Topher Grace parfait en tête à claques de service et une scène de sexe en POV avec Kristen Stewart…


  • Interstellar (de Christopher Nolan - sorti en novembre 2014)
Alors là, encore une fois pour paraphraser le nain prof de piano dans Steak, « Non ». Et ce n’est pas parce que c’est Christopher Nolan, auteur de mon film préféré de tous les temps Inception (et en vérité je n’aime que celui-là et Memento (et la moitié de The Dark Knight Rises à la rigueur)), que ça va changer les choses. Par où commencer et terminer en restant concis ? 2h30 d’un drame SF chiant aux élucubrations astrophysiques et métaphysiques hors de propos. De rares bonnes idées au sein d’un film au faux rythme qui termine dans le délire grotesque, sur une base présentée comme scientifiquement juste, avec l’appui de consultants… mais bien sûr. Je vous conseille la critique de mon quasi-némésis l’Odieux Connard, avec qui je suis totalement d’accord pour le coup. Un anti-blockbuster peu palpitant et trop mélodramatique qui pourtant a été encensé par le grand public, ce qui me laisse encore perplexe, deux ans après et alors qu’un revisionnage sur Ciné+ semble imminent… pour à nouveau constater le ratage de ce film prétentieux qui est passé à côté de ses belles promesses à force d’envolées imbuvables.


  • La Tour 2 Contrôle Infernale (de Eric Judor - sorti en février 2016)
Oui, là aussi, je suis bon client. Puis le premier est tellement culte… Mais alors là, je ne sais pas ce qui leur a pris. Un « c’est mon meilleur voyage en élastique » en guise de seule punchline valable, c’est hyper maigre. Et dans le genre très très con, ça se pose là. Ça se pose tellement que ça en devient assez pitoyable. Si les références bien placées de ce prequel à sa « suite » font souvent mouche, c’est au prix d’un nivellement par le bas assez effroyable. Eric et Ramzy ont poussé à l’extrême le côté mongoloïde de ces personnages mais le résultat est assez affligeant, poussant tellement loin le niveau de bêtise qu’on ne sait s’il faut rire ou pas, et de toute façon les rires n’auront pas été nombreux. Entre un Philippe Katerine assez détestable et jamais drôle et des scènes carrément cartoonesques et WTF, La Tour 2 Contrôle Infernale s’est crashé en plein vol. Le meilleur du duo semble être loin, très loin derrière lui, et si pousser le délire d’époque à l’extrême était l’objectif manifeste de ce film, eh ben c’est loupé.


  • Batman Vs. Superman : L'Aube de la Justice (de Zack Snyder - sorti en mars 2016)
Man Of Steel reste une de mes plus belles claques de ces dernières années. La descente aux enfers proposée par Batman Vs. Superman l’Aube de blablabla n’en sera que plus spectaculaire. C’est assurément le film le plus bidon de 2016 pour ma part. Quand on prend un regard global sur le fond de l’œuvre, quel est le scénario là-dedans, mis à part « Lex Luthor est un gros gland qui sème la zizanie juste pour le lol » ? Servi par d’énormes trous scénaristiques, Batman Vs. Superman est difficile à suivre. Et même niveau Action, on est à la ramasse comparé à son illustre « prédécesseur », combat final spoilé d’avance compris. Il n’y a rien à en retenir et pas grand-chose à en sauver, si ce n’est que moi, j’ai trouvé Ben Affleck très bon en Bruce Wayne/Batman (oups, pardon pour le spoil). Je ne suis pas déception parce que j’en attendais rien mais je suis quand même consternation devant ce film particulièrement chaotique, qui ne se raccroche à rien si ce n’est la rencontre entre deux super-héros. Un beau blockbuster raté, qui sert d’intro à Justice League plus qu’autre chose, et prouve que DC Comics a encore du boulot à faire pour pondre une franchise qui tient la route en toutes circonstances. Quand à Zack Snyder, encore une fois, il devrait lâcher ce genre de films et se mettre à de la pure SF, genre où il aurait vraiment du potentiel, quoi qu’on en dise…


  • Les Profs 2 (de Pierre-François Martin-Laval - sorti en juillet 2015)
Oui je sais « pk té allé voir sa lol » mais je suis bon client car je suis fan de la BD originale. Et même le premier film avait quelques arguments. Là, c’est encore un film qui semble venir d’une autre planète où les codes de l’humour et du scénario en matière de cinéma n’ont pas cours. Et c’est encore le genre de film plus hystérique que drôle. En même temps que fallait-il en attendre me direz-vous… Des élucubrations et des exagérations à la pelle et dès l'intro nawakesque, où les gags réussis sont rares. Et on ne parlera pas de l’« histoire » (oui il y en a une) bien niaise, servie par un Kev Adams sur lequel je vais m’abstenir de tout commentaire. A voir une fois pour constater l’ampleur des dégâts, puis ramasser ses neurones. Il n’y a plus qu’à espérer qu’on laisse cette bédé tranquille, à la limite adaptez la BD « Boulard » avec seulement Kev Adams, ça m’évitera de fonder des espoirs dans la bande à Didier Bourdon (qui avait ici remplacé Christian Clavier dans le rôle de l’inénarrable Tirocul Cutiro pardon, sinon c’est trop sale), Isabelle Nanty et consorts, et je n’irai pas le voir le laissant aux fans du mec le plus swag de France pour les STMG. Dernier détail, le volume sonore du film aurait volontairement été relevé pour couvrir les rires du public et laisser place aux dialogues… ce que j’ai pu effectivement constater. Misère.


  • Chappie (de Neill Blomkamp - sorti en mars 2015)
Ça me fait toujours mal au derche d’en parler mais c’est bel et bien Neill Blomkamp qui est à l’origine de la plus retentissante purge de ces deux ans de void. Chappie est une catastrophe dans ses grandes largeurs, ou comment Blomkamp a pu massacrer ses propres talents dans un film à la fois personnel et hyper calibré. Du placement-produit que même Transformers n’a pas osé faire, et le summum étant atteint avec l’autopromo de Die Antwoord dont les deux musiciens jouent les « acteurs », je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi grotesque. Cela finit d’enfoncer un film qui se traîne dans de la niaiserie affligeante et insupportable à tous les niveaux, Blomkamp ayant presque signé un film pour enfants, juste tempéré par les morts violentes dont il a le secret. Et que dire de la caricature absolue du personnage campé par Hugh Jackman ou de Sigourney Weaver qui se demande ce qu’elle fait là si ce n’est préparer le terrain pour Alien 5 (s’il sort un jour)… Certes, il reste un visuel parfois épatant, mais rien n’est attachant dans ce film, il est juste consternant à en pleurer devant ce qu’a pu livrer le génial réalisateur de District 9… Une vraie et véritable bouse, à oublier, mais ça sera dur car la tache demeurera tenace…


  • Échappent de peu à la sentence irrévocable : The Expendables 3, Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées, Taken 3, Le Transporteur : L’Héritage, Les Visiteurs : La Révolution, Gone Girl, 22 Jump Street.

samedi 4 janvier 2014

'J'ai pas vu mais c'est de la merde'

2013 est fini et on a pu voir des beaux films sur les écrans. Y’en a même qui ont fait des tops et classements. Mais y’a aussi eu des films de merde. Des films qu’on a même pas eu envie d’aller voir, d’ailleurs. Mais cela ne nous empêche pas d’en parler, après tout c’est aussi le propre de la critique ciné 2.0. Voici donc quelques commentaires sur des films que j’ai pas vu, que j’ai pas pu aller voir, que je voulais aller voir mais finalement non, enfin bon tous les films que j’ai pas vu mais c’est de la merde quand même (ou presque, ou pas). Le TOP des films que j’ai pas vu, en quelque sorte. Attention, faux top garanti 100% péremptoire, histoire de faire comme tout le monde.


Django Unchained (sorti le 16 janvier)
Hormis quelques exceptions (Inglorious Basterds, les Kill Bill…), Tarantino et moi ça fait deux. Et surtout, le Western-Spaghetti ne m’intéresse que très moyennent (pour ne pas dire que j’en ai rien à foutre), au final Django Unchained et moi ça fait trois. Donc aller voir des dialogues interminables sur un sujet qui ne me parle pas, non merci.

Zero Dark Thirty (sorti le 23 janvier)
Si je reconnais aisément les qualités d’un Démineurs (merci à Jeremy Renner encore une fois), ce nouveau film de Katrhyn Bigelow ne me motive guère. C’est trop… américain quoi.

Antiviral (sorti le 13 février)
Le premier délire du fils Cronenberg : des groupies tellement extrêmes qu’elles se font inoculer les virus de leurs stars. Mouais. A voir à la télé (mention que je vais abréger pour la suite en #AVTV, parce que ça fait #tropswag), peut-être.

Vive la France (sorti le 20 février)
Je biche l’humour de Michaël Youn de manière générale, et son retour à la comédie potache semblait encourageant. Mais j’ai été refroidi par les critiques assassines à son encontre et au final j’ai passé mon tour. #AVTV tout de même.


La vraie vie des profs (sorti le 20 février)
Autant Les Profs c’était à ne pas louper si on connaissait la BD (pour un résultat mitigé cependant), autant là c’est juste pas possible. Ça pue l’amoncellement de clichés sur les profs en mode wesh cousin. L’horreur…

Möbius (sorti le 27 février)
Tout du thriller à la française : faussement sombre, complexe mais avec des trous, histoire d’amour lourdingue. Non merci.

Du plomb dans la tête (sorti le 27 février)
Stallone de retour aux affaires pour de bon. Bande-annonce motivante mais c’est pas le genre de film que je serai allé voir au ciné. #AVTV


Boule & Bill (sorti le 27 février)
Ma BD fétiche de quand j’étais gamin. Je me devais d’aller le voir mais le casting, la présentation « pour enfants », l’histoire qui semblait être bien loin du ton de la BD… je me suis dégonflé. #AVTV

La chute de la Maison Blanche (sorti le 20 mars)
Nanar Emmerichien n°1. Aucun intérêt.

Les Gamins (sorti le 17 avril)
La bande-annonce que j’ai subi maintes fois m’était déjà insupportable, je n’ose imaginer ce que j’aurai pensé du film. Ou quand la création française essaie de se la jouer rebelle…


Only God Forgives (sorti le 22 mai)
J’ai jamais vu un seul film de Refn, mais je crois que j’en verrai jamais et quoi qu’il en soit, ce n’est probablement pas par celui-ci que j’aurai commencé. Et de toute façon je peux pas blairer Ryan Gosling. Pour Kristin Scott Thomas en MILF blonde et le score de Cliff Martinez à la rigueur.

Very Bad Trip 3 (sorti le 29 mai)
Le 1 est une des comédies les plus surestimées de tous les temps et j’ai jamais vu le 2. Alors forcément…

After Earth (sorti le 5 juin)
M. Night Shyamalan, une histoire en mousse et des dialogues semblant être à l’avenant. Fuyez, pauvres fous !

Arnaque à la Carte (sorti le 12 juin)
J’aime bien Jason Bateman et ce genre d’humour qui semble se rapprocher d’un Date Limite, mais je serai certainement pas allé voir ça au ciné. #AVTV


World War Z (sorti le 3 juillet)
Nanar Emmerichien n°2. Je crois que c’est vraiment un des blockbusters de l’année que j’avais absolument pas envie d’aller voir. Les critiques -qui ne sont pas forcément odeur de sainteté pour ce genre de film propice au bashing cependant- n’ont pas aidé et de toute manière je suis pas client des films à zombies. RAB, vraiment.

R.I.P.D. (sorti le 31 juillet)
J’étais motivé pour y aller, mais… finalement, quelques critiques vilaines et des revisionnages en mode sceptique des bandes-annonces ont fini par me bloquer. #AVTV, toutefois, car on ne sait jamais.

American Nightmare (sorti le 7 août)
Le pitch était super intéressant mais quand j’ai su que ça se résumerait à un huis-clos « envahissement de baraque », j’ai dit non.

RED 2 (sorti le 21 août)
Bon je triche car j’ai vu le 1 à la TV il y a peu. Mais je n’ai pas trop aimé donc je doute que j’aurai été suffisamment motivé pour aller voir cette suite au ciné. #AVTV, forcément.

Kick-Ass 2 (sorti le 21 août)
Pareil qu’au-dessus, j’avais pas aimé le 1 donc aucun intérêt à aller voir le 2.

White House Down (sorti le 4 septembre)
Nanar Emmerichien n°3… réalisé par Roland Emmerich ! Non merci.


Rush (sorti le 25 septembre)
Seul film de l’année avec Olivia Wilde sur l’écran (avec The Incredible Burt Wonderstone qui n’est cependant jamais sorti en France), mais bon cette histoire de pilotes de F1 ne m’intéresse guère, malgré le plébiscit.

La vie d’Adèle (sorti le 9 octobre)
Palme d’or, Abdelatif Kechiche, 3 heures, des plans rapprochés… y’a peut-être des plans croustillants d’amour lesbien avec Léa Seydoux mais 1. elle est moche avec les cheveux courts bleus et 2. non.

Metallica : Through The Never (sorti le 9 octobre)
Oui, même si après tout ce n’est qu’un concert de Metallica avec une histoire peu intéressante derrière, ce film est dans ce faux top parce que je serai tout à fait allé le voir. Mais il est resté qu’une semaine à l’affiche. Une semaine ! C’est une honte. Et malgré le plein de promo de mon propre cinoche ! Commentaire en forme de coup de gueule de l’année.


Prisoners (sorti le 9 octobre)
Un autre film qui n’a à priori rien à faire dans ce top « de merde », car je ne doute pas de sa qualité, mais ce n’est absolument pas le genre de truc que je vais voir au ciné surtout quand les autres sorties se bousculent. #AVTV

The Mortal Instruments (sorti le 16 octobre)
C’est une cible facile et je suis pas client de cette saga ado mais, mine de rien, à la vue de la bande-annonce ça a quand même l’air super cheap.

Malavita (sorti le 23 octobre)
Je me suis laissé abuser par les critiques en mode « Besson bashing qui soi-disant veut jouer à Scorcese » (ou comment mettre les choses à leur niveau…), mais sinon ça avait l’air assez fun. Une victime de la bousculade de sorties de l’automne. #AVTV

Snowpiercer (sorti le 30 octobre)
Je n’ai pas trouvé l’histoire présentée intéressante ni la bande-annonce motivante, et le film a même été écorné par les critiques de « spécialistes », pour un film de « spécialistes » justement. Je leur fait confiance pour le coup.

Evasion (sorti le 13 novembre)
M’y suis pris un peu tard car je suis pas client des vioques expendables en dehors des expendables, mais finalement la bande-annonce annonçait quelque chose de plus futuriste qu’il n’y paraît. Tant pis ! #AVTV

Les garçons et Guillaume, à table ! (sorti le 20 novembre)
J’aime bien Guillaume Galienne autant qu’il m’agace profondément. Et ce film semble être à fond dans son délire. Quoi qu’il en soit, j’irai pas voir ça sur grand écran et donc #AVTV, mais à l’extrême rigueur parce que le résultat doit être spécial…

vendredi 3 janvier 2014

TOP30 DES FILMS DE 2013


Bracez vos selves, la fin de l’année vient, elle est même passée. Il est donc venu le temps, pour tout bon site/blog culturel, de s’adonner au traditionnel bilan de fin d’année. Votre fauteuil sombre mais moelleux fait partie de la « seconde vague », celle qui attend que le 31 décembre soit passé pour balancer le bilan, pas comme les pleutres qui veulent tout faire avant tout le monde et se retrouvent à dire au soir du réveillon « ah merde, j’ai oublié celui-là que j’ai vu sur le tard ». Personne n’est parfait et il y a peut-être des films sortis en 2013 que je vais visionner sur le tard, mais tant pis pour eux ils n’auront pas droit de cité (ils n’avaient qu’à me faire plus d’œil au moment de leurs sorties). Et en plus là j’ai un compte rond, 30 films, je vais pouvoir faire comme Topito et Dailygeekshow avec un « les 30 meilleurs films de l’année 2013 ». Enfin les meilleurs, c’est vite dit, je choisis scrupuleusement mes visionnages mais il y a quelques déchets sur la fin. D’ailleurs ce « TOP30 » sera séparé en cinq catégories, parce que ça change un peu. Mais classiquement, c’est la liste des 30 films que j’ai vu classés du meilleur au moins bon avec un petit commentaire dessus, bref comme tout le monde, on se refait pas après tout. Dont acte.


Catégorie « haut du panier » :


1.      Man of Steel
De par son aspect de surprise de l’année en tous points (Zack Snyder, Superman qui est un héros que j’ai jamais aimé, le côté futuriste inattendu de l’ensemble), ce Man of Steel aux accents de blockbuster colossal qui file de grosses baffes dans la tronche remporte pour ma part le titre de film de l’année. Malgré un début lent, c’est un film monumental qui réussit avec brio à faire ce qu’on attend d’un blockbuster : en mettre plein la vue.

2.      Europa Report
Ce film indépendant trop méconnu aura été desservi par une distribution… euh, inexistante, mais arrive aisément à rivaliser avec les plus grands. Grâce à trois fois rien pourtant, Europa Report étant un found-footage spatial banal en apparence, avec un casting intéressant mais pas exceptionnel, mais réussit l’exploit d’être une œuvre absolument prenante de bout en bout. Un bijou de survival spatial comme on en fait plus, particulièrement réaliste, qui se pose directement comme un des meilleurs films du genre.

3.      Gravity
Le film le plus plébiscité de l’année est, en dépit de petits défauts et de s’être fait dépasser par Europa Report près de la ligne d’arrivée, une œuvre singulière qui aura marqué 2013 et même le cinéma si l’on en croit les nombreuses critiques dithyrambiques. C’est surtout une expérience visuelle puissante orchestrée par Alfonso Cuaron, qui prend aux tripes avec un souci de créer un ressenti très fort chez le spectateur, qui se retrouve immergé dans l’aventure du personnage campé par Sandra Bullock.

4.      La Stratégie Ender
L’adaptation de ce best-seller n’aura pas eu que des amis. Moi qui n’ai pas lu le livre, j’ai trouvé que ce film était une belle réussite, se plaçant bien en marge de tout ce qui se fait en SF « avec extraterrestres méchants ». Une formidable ascension d’un personnage extrêmement malin, certes traitée un peu vite à cause du format « cinéma » mais qui parvient à être totalement captivante, en plus d’un univers visuel léché.

5.      Iron Man 3
3ème Iron Man ou plutôt 3ème Tony Stark, où l’homme qui est dans l’armure prend toute son importance. Mais malgré la présentation trop sombre et réfléchie de l’intrigue, Iron Man 3 reste un pur Iron Man, qui remplit sa mission et parvient même à dépasser Iron Man 2. Quelques beaux moments au sein de l’habituel spectacle Made In Marvel, qui arrive toujours à convaincre sans trop de mal, et Iron Man 3 est finalement un des Marvel les plus sous-estimés.

Troisième délire sur grand écran pour le trio Edgar Wright - Simon Pegg - Nick Frost, et troisième délire réussi même si Hot Fuzz est inégalable. En dépit d’un départ lent comme Man of Steel, une fois que le film est lancé il ne s’arrête plus, et même avec une recette qui s’épuise l’humour du trio fait toujours mouche avec des pérégrinations jouissives et des personnages mordants.


Catégorie « bas du haut du panier » :


7.      Upside Down
(Sorti en salles françaises en 2013) Une histoire certes un peu niaise qui choquerait n’importe quel physicien spécialiste en gravité, mais ce film est de loin la curiosité de l’année, poussant très loin un concept original avec un visuel très travaillé et surtout splendide à souhait. Upside Down a brisé des conventions et créé ses propres codes, et c’est ça qui est bon. Un véritable plaisir di z’yeux.

8.      Elysium
Alors oui avec le recul ce second film de Neill Blompkamp a perdu quelques places, car l’attente a certes été comblée mais sans réel plus pour un film tout de même nettement inférieur à District 9. Mais en remettant les choses à leur place, Elysium est tout de même une réussite plutôt saisissante, visuellement bien évidemment (malgré quelques défauts) et servi par d’excellents personnages qui servent l’intrigue plutôt que l’intrigue en elle-même. Peut-être un peu frustrant vu l’attente, mais pas du tout décevant.

9.      Cloud Atlas
(Sorti en salles françaises en 2013) Extrêmement foisonnant, passablement inaccessible (apparemment je suis totalement passé à côté de certaines « connexions », mais on s’en fout), le film du trio Wachowski/Wachowski/Twyker aura écopé de superlatifs plus ou moins justifiés. Au-delà de l’aspect philosophique de l’ensemble, c’est surtout une très belle œuvre, variée et captivante, qui parvient à convaincre visuellement et à retenir l’attention grâce à des histoires bien menées. Et l’ensemble s’avère être plutôt monumental, peut-être trop ambitieux mais loin d’être raté.

Le délire de l’année avec le duo de contes qui dézingue de la sorcière à l’aide de répliques mordantes (« pour vaincre une sorcière, mettez-lui le feu au cul », « si vous relâchez ma sœur, j’envisagerai à la rigueur de ne pas toutes vous tuer ») et d’explosions gore jouissives. Un film pas très fin qui ne sera jamais considéré autrement qu’une série B, mais c’est un plaisir coupable plus appréciable que des requins à toutes les sauces, servi par un beau visuel et des bons acteurs, Jeremy Renner (qui peut ici se lâcher) en tête.

Je ne saurai dire s’il est meilleur que le premier, quoi qu’il en soit des 5 films de Peter Jackson sur Tolkien (les 3 SdA et les deux Hobbit déjà sortis), c’est celui que j’ai trouvé le moins long et chiant. Deux grosses scènes énormes (la descente du fleuve et toute la fin avec Smaug) et pour le reste, bah c’est du spectacle Tolkienesque bien que moins epic que d’habitude (sauf pour les dialogues pompeux), avec des effets spéciaux somptueux mais toujours en trop grand nombre. Formidable dans l’ensemble, même si je ne suis toujours pas le plus grand fan de l’univers Tolkien qui soit.

12.  Oblivion
Si le deuxième film de Joseph Kosinski témoigne souvent trop son background SF, notamment visuellement, Oblivion est tout de même un très bon film avec un scénario plus malin et surprenant qu’il n’y paraît (sauf pour les clairvoyants qui ont soi-disant tout compris dès le début…). Et même si le visuel est influencé, il fait plaisir à voir. Ça ne restera qu’un film de SF plutôt mineur mais au moment de sa sortie, c’était une belle satisfaction.


Catégorie « ventre mou » :


13.  Riddick
En dépit de son emballage classique et attendu (mi-chemin entre Pitch Black et Les Chroniques de Riddick), d’un visuel volontairement moins fouillé et d’une histoire un peu vide, Riddick est tout de même plutôt réussi. Un bon film de SF (presque à l’ancienne) avec un personnage principal charismatique, un petit goût pour la violence et des méchants pas beaux, je crois que c’est tout ce qui compte.

Au fond, ce n’est qu’un 2 et tout le plat autour de Benedict Cumberbatch et du côté « plus sombre » est injustifié, mais Star Trek : Into Darkness est tout de même assez cool, que ce soit visuellement ou au niveau de l’histoire. Un reboot de la saga pas révolutionnaire mais fait avec attention et sincérité.

15.  Trance
Le délire de l’année de Danny Boyle n’est pas aussi tordu que prévu (les différents niveaux de conscience, la perte entre rêve et réalité… y’a rien de tout ceci), mais s’avère être néanmoins très captivant, éclatant et violent visuellement, et servi par un James McAvoy toujours aussi prodigieux quand il se lâche.

Meilleur que Thor, ce qui n’était pas bien difficile, mais on reste dans le domaine des Avengers mineurs, surtout quand le grand méchant du film est juste anecdotique. Mais le plaisir « blockbuster Marvel » est bien là, surtout quand le visuel suit et que le film part même dans le WTF, servi par l’humour « à la Thor » qu’on aimera ou pas.

Les 3 musclés orchestrés par Michael Bay, qui ne détruit pas tout mais livre un bon film dans le genre « ça part en couille ». Un peu trop longuet et lourd parfois, mais No Pain No Gain a le mérite d’exceller dans son genre et de nous livrer quelques passages tout à fait croustillants, comme ce fameux gag de la ceinture qui aujourd’hui encore me fait rire bruyamment.

18.  Don Jon
L’anti-Fier Panda finit certes par être bien trop moralisateur et agaçant, mais pour son premier film Joseph Gordon-Levitt excelle dans la comédie trash aux dialogues et images crues à la Kaboom. Peut mieux faire mais c’est un film parfaitement ancré dans une « culture » contemporaine et qui joue aussi bien sur le démontage de clichés ricains.


Catégorie « intestin mou » :


Premier film vu de l’année pour le retour aux affaires de Schwarzy après les Expendables et avant Evasion, ce qui nous donne un film assez convenu qui se lâche sensiblement sur la fin et finit donc par être plaisant. Sympathique, pas inoubliable mais plutôt efficace dès que ça dépote, un bon moment pour débuter l’année, mais sans plus.

Ce film à pitch de nanar à la Asylum est finalement bien au-dessus de la moindre chose que peut proposer Asylum. Ce qui est logique finalement, pour un film plaisant dont je n’attendais rien, mais Pacific Rim se distingue plutôt par la patte de Guillermo Del Toro (visuel et humour) que pour son casting famélique ou mal exploité (excentrique et inutile Ron Perlman) et son scénario somme toute léger.

Assurément la meilleure saga pour ado, surtout quand on voit ce qui a précédé de peu (Les Âmes Vagabondes, voir ci-dessous), ce qui a suivi de peu (The Mortal Instruments) et ce qui va suivre (Divergente). Il est juste dommage que le film, bien que visuellement plus abouti, est un copié-collé du 1 en moins intéressant surtout pour les scènes « de jeu ». Mais on se laisse facilement prendre au jeu (ah bah oui justement), surtout quand l’aspect dystopien de l’ensemble prend le dessus.

La pochade américaine basique avec Steve Carell, Steve Buscemi et Jim Carrey en magiciens déchus. Souvent marrant et plaisant à voir avec quelques scènes bien fendardes, mais anecdotique bien qu’original. Seul film de l’année avec Olivia Wilde au casting (bon avec Rush, mais celui-ci je l’ai pas vu et je m’en cogne un peu), qui ne tire rien vers le haut cependant.

Un film qui prend une toute autre dimension après la mort de Paul Walker il faut bien l’avouer, un F&F efficace mais qui commence à sentir le citron pressé, il aurait mieux valu en rester là mais la promesse d’un 7ème opus avec Jason Statham était alléchante… En attendant de voir comment la prod va se sortir de ce pétrin, sortir sur ce Fast & Furious 6 en demi-teinte serait frustrant, bien que l’efficacité soit toujours au rendez-vous. Fast & Furious movie for Fast & Furious people…

Après un GI Joe : Le réveil du Cobra explosif, GI Joe : Conspiration est un film d’action nettement plus banal, certes un bon film d’action mais tout de même. Une franchise qui est partie dans une direction carrément opposée au premier opus et c’est troublant, surtout le turn-over ahurissant des personnages. Ça reste bon mais avec le nom GI Joe devant, on s’attendait peut-être à autre chose.


Catégorie « déchet » :


Dans le genre « citron pressé qui ne fait plus de jus », je demande la saga Die Hard. Non pas que ça soit foncièrement mauvais même si la « critique » (à prononcer avec l’accent bourgeois comme la fille de la pub pour Panier de Yoplait) s’en est donnée à cœur joie (comme pour le 4 qui est largement sous-estimé), mais il faut bien avouer que la franchise n’a plus d’idées et se contente de « faire tout péter à l’aide d’un simple ordinateur ».

Un film sur des prestigidateurs voleurs prometteur, mais qui au final est plus bavard qu’explosif, et qui a été pour moi un des films les plus surestimés de l’année (les gens n’avaient rien d’autre à faire et à aller voir cet été ?). Malgré un twist final surprenant et une histoire plutôt accrocheuse, il manque trop de choses pour en faire un incontournable ou même un film à situer vers le haut du panier de l’année.

27.  Les Profs
Dur dur, l’adaptation de bédé. Sans atteindre le massacre de Astérix & Obélix : Au service de Sa Majesté, Les Profs est légèrement passé à côté de son sujet, transposant de manière bien trop inégale les personnages et le ton de la BD. Un film correct dans le genre « Collèges & Lycées » avec un ton décalé bienvenu, mais on vire souvent dans le débilisant, l’exagération et la caricature, ce qui est bien loin de la BD originelle.

La déception de l’année, avec un pitch d’enfer il y avait moyen de faire plus et passé un début jouissif, la bande à Seth Rogen se perd dans un scénario inexistant qui n’est que prétexte à caser les facéties de ses potes. Facéties parfois hilarantes (les problèmes de branlette de Danny McBride), mais qui ne parviennent qu’à vaguement relever un ensemble très vide.

La bluette adolescente était quand même intéressante de par son aspect SF. Mais même si les histoires d’amour, traitées de manière chaotique, ne font pas forcément l’apanage du film, Les Âmes Vagabondes s’enfonce dans la niaiserie et en atteint les sommets en fin de film. Reste la qualité visuelle concoctée par Andrew Niccol, mais quand de toute façon le côté SF est relégué au 4ème plan il n’y a plus grand-chose à sauver…

    30. Pop Redemption
Pas assez trve, c’est évident. Mais au-delà d’une caricature, de toute manière forcée par le sujet, du milieu Metal, c’est surtout le traitement superficiel de toute une culture musicale qui est consternant, malgré quelques efforts qui compensent mal d’effarants ratés. Le film juste bon à faire passer les metalleux pour des débiles auprès de la masse, certes la cause est de toute façon perdue mais Pop Redemption ne donnera pas un petit coup de pouce, c’est même le contraire qui risque de se produire. Heureusement, il a fait un véritable four, ce qui reste évident avec un film d’une aussi piètre qualité, notamment scénaristique avec pléthore de choses qui ne servent à rien… alors qu’il y avait de quoi faire avec la culture Metaaaaal.

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Et pour ceux arrivés au bout, j'en profite pour leur souhaiter une bonne et heureuse année 2014 (c'est pas trop tard, on a la droit jusqu'à fin janvier). Que le tout-puissant Fauteuil bénisse les écrans en face de lui et fasse que 2014 soit une année riche en satisfactions et surprises cinématographiques.